Les cahiers de Serge Bonnery

Le coup de dé (poèmes)

Derniers textes publiés :

  • Poème hétéroclite, dans Le coup de dé (poèmes), le 9 février Nuées dévoreuses d’insectes et vous serpents de mers dans la crainte du hâle Lunes fatales courses maladives et phrases creuses comme des assiettes à soupe dans un évier de crabes Le cœur ne bat plus l’heure est au regain des halètements fauves la nuit s’envenime dans les oraisons sourdes des prisons Où la vengeance ? Où l’errance vaine ? Où les derniers fragments d’Héraclite ? (...)
  • Incomplétude, dans Le coup de dé (poèmes), le 16 décembre 2016

    Dans les miroitements.

    Chaque jour nous ramène à nos incomplétudes comme on terre le ciel aux portes du désert La gorge déployée des vastes platitudes hurle son désespoir aux rives de l'enfer Le corps disséminé perclus de solitude mêle au sang des amants le culte de l'amer que lèchent quelques chiens à force d'habitude dans le miroitement des pulpes et des (...)
  • La guerre est partout, dans Le coup de dé (poèmes), le 30 novembre 2016

    Tu es parti cueillir des mots.

    de vieilles femmes s'inclinent sur le passage du cortège à sa tête un homme vêtu de noir brandit une croix de poussière et de blâme il pleure et passe son chemin dans le jour qui décline devant un si triste spectacle tu es parti cueillir des mots dans un jardin d'aurore blanche
  • Un ciel plus loin, dans Le coup de dé (poèmes), le 29 novembre 2016

    Les mauvaises nouvelles.

    la voix d'un marin te parvient entourée de silence sur cette grève où tu te tiens dans la nuit pâle tu regardes mourir un ciel entre des voiles les mauvaises nouvelles abondent dans le journal du soir
  • Les chocs aléatoires, dans Le coup de dé (poèmes), le 24 novembre 2016 La pluie noire Le présent s’articule autour de chocs aléatoires. Nous ne savons rien de la nuit. Nous lui fermons les yeux, ignorants du lieu même où parvenir serait notre victoire.
 Combien de temps, encore, cette victoire nous sera-t-elle refusée ? 
Sous nos pieds la terre tremble et l’horizon incendié de nos rêves bat la campagne, s’en allant en fumée. Mare nostrum Une plage (...)
  • La rue vermillon, dans Le coup de dé (poèmes), le 22 novembre 2016 Dans la rue vermillon où tu te promenais autrefois le dimanche je m'arrête un instant Les charmes des jours bleus de soleil et de vent tu ne t'en souviens plus maintenant que tu erres Dans la rue vermillon où tes pas au hasard te devinent je m'arrête souvent Derrière les rideaux d'une fenêtre jaune où ta main d'un seul trait me dessine on dirait que la pluie (...)
  • Départ, dans Le coup de dé (poèmes), le 22 novembre 2016 Depuis notre retour du cimetière, nous sommes seuls dans la demeure où logent maintenant un sentiment de vide et quelques souvenirs. Dans les tiroirs de la commode, gisent les draps dont nous recouvrirons bientôt les meubles. Les chaises, les fauteuils, les tables se sont tus. Le vent nous a pressés. Une fois refermée la lourde porte en fer forgé, tu as glissé la clé sous le (...)
  • Chute, dans Le coup de dé (poèmes), le 22 novembre 2016 sommes vieilles bêtes de somme arrachées au temps prêts à tout pour ne pas tomber sommes rendus où le vent souffle aux blés lointains harassés prêts à tout pour ne pas tomber acculés en somme prêts à tout pour ne pas sombrer
  • Languir comme le vif-argent, dans Le coup de dé (poèmes), le 18 juillet 2016 languir suivre des lèvres ouvrir les ailes heurter le monde vivre de fièvre comme une rame dans le vent comme le vif-argent rejette la matière aspire aux salves égoutte les ga lets comme l'inconnu suit sa pente soudain voici que hurlent les sirènes au milieu de la ville oublieuse si pratique pourtant avec ses toboggans ses joues rugueu ses et ses nuits (...)
  • Les proscrits, dans Le coup de dé (poèmes), le 14 juillet 2016 l'orage gronde j'entends sa colère les râles des blessés leurs poings durcis les rides sous les yeux et dans les rêves la souffrance et les amis absents que vent emporte dans sa nuit Rutebeuf / sois de nos fratries tes vers nous sont d'un grand secours à l'heure du saccage les mots chantent no/ tre misère plus haut que son oubli vous ne tirerez force que de vous dans la (...)

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