Les cahiers de Serge Bonnery

Regards

Derniers textes publiés :

  • Retour à Marseillens, dans Regards, le 21 novembre 2014 Un souvenir d’enfance de Joë Bousquet « Un noyau d’enfance demeure toujours blotti en nous, il ne perd jamais ses couleurs, il se dilate à mesure que nous vieillissons. Nous avons pris l’habitude d’installer notre vie au milieu des paysages d’où nous fûmes un jour arrachés. Joë s’était fait un cœur à Marseillens, il porte sur ses lèvres les fleurs d’acacias qu’il mâchait, jadis. C’est (...)
  • Nelli - Bousquet : une amitié élective, dans Regards, le 5 novembre 2014 Ce texte a été écrit en septembre 2013 pour la revue La Sœur de l'Ange (éditions Hermann) dont la parution du numéro 14 consacré à René Nelli a pris du retard. Le voici donc, en avant-première en attendant qu'il rejoigne sa destination initiale en édition papier. De gauche à droite : Joë Bousquet, Jean Ballard, Gaston Massat et Germaine Ballard. Une réunion des Cahiers du Sud à (...)
  • Joë Bousquet en mouvement, dans Regards, le 31 janvier 2014

    La cicatrisation de la blessure dans les correspondances

    Traversé par une balle, le 27 mai 1918 à Vailly-sur-Aisne, Joë Bousquet désormais cloué par l’immobilité est un homme condamné, pour vivre, à réinventer le mouvement. Telle est l’injonction que la blessure lui adresse. Pendant les quelques années de convalescence qui ont suivi le printemps 1918, entouré de médecins dont son père, Bousquet pense qu’il va pouvoir réapprendre à marcher. (...)
  • Joë Bousquet dans les yeux de l’amour, dans Regards, le 15 janvier 2014

    Sur les Lettres à une jeune fille

    Un jour, début janvier 1946, Joë Bousquet voit pénétrer dans sa chambre de Carcassonne une jeune fille qui n’a pas dix-huit ans. Jacqueline Gourbeyre – c’était son nom – était originaire de Tarbes et allait suivre ses études à Toulouse. Entre le poète blessé et l’étudiante, naît une histoire d’amour. Ce n’est pas la première fois de sa vie, loin s’en faut, que le poète condamné à la (...)
  • Joë Bousquet de mémoire, dans Regards, le 12 janvier 2014

    Quatorze séquences pour Michel Arcens

    1 – La maison de Carcassonne est un hôtel particulier dont l’origine remonte au XVIIIe siècle. Il est situé au cœur de la ville bâtie par Louis IX, une bastide que les Carcassonnais nomment « ville basse », par opposition à la Cité médiévale construite sur une colline dominant le fleuve Aude. La famille Bousquet a pris possession de cet hôtel vers le milieu des années 20. Elle habitait (...)
  • Nous partageons dans le silence, dans Regards, le 12 janvier 2014

    Joë Bousquet & René Char : une correspondance

    Extrait d'un article de Joë Bousquet paru dans La gazette des Lettres le 31 août 1946 après la publication des Feuillets d'Hypnos : Celui des hommes que j'estime le plus est aujourd'hui René Char. René Char ne croit pas que la vie ait un sens, il nous enseigne que nous créons ce sens et que nul n'y peut prétendre qu'il ne soit auparavant devenu sa vie même, tout ce que peut (...)
  • Naissance de Joë Bousquet, dans Regards, le 12 janvier 2014

    Une lecture des Lettres à Marthe

    "Je vais mieux et j'ai pu faire quelques pas. Oh ! des pas bien vagues et vieillots, rien de l'allure triomphante qui me permettrait de courir à un rendez-vous d'amour longtemps désiré et impatiemment attendu". Joë Bousquet Le 23 septembre 1919, le lieutenant Bousquet blessé à Vailly, dans le département de l'Aisne, est allongé dans son lit de convalescent à l'hôpital mixte de (...)
  • Le cheval volant, dans Regards, le 12 janvier 2014

    Joë Bousquet et le surréalisme dans Le sème chemins

    "La poésie, je le veux bien, est un instrument de connaissance, mais un instrument subversif de connaissance", écrit Joë Bousquet dès les premières pages d'un cahier rédigé dans les années 1947-1949 - soit peu de temps avant sa mort survenue en 1950 - et publié aux éditions Rougerie sous le titre Le sème chemins. Arrêtons-nous un instant sur la signification de l'adjectif subversif. (...)