Les cahiers de Serge Bonnery

Poésie/s

Derniers textes publiés :

  • Aragon et l’Homme réconcilié, le 29 mai

    Santa Espina... un air qui rend leur voix à ceux qu’on a bâillonnés (avec une sculpture de Claude Canal).

    Le poème Santa Espina, qui est aussi le nom d’une sardane célèbre considérée en Catalogne comme un hymne, forme la deuxième partie des Deux poèmes d’outre-tombe publiés en 1941 dans le recueil Le Crève-Cœur. Santa Espina Je me souviens d’un air qu’on ne pouvait entendre Sans que le cœur battît et le sang fût en feu Sans que le feu reprît comme un cœur sous la cendre Et l’on savait enfin (...)
  • Aragon ou le chant réinventé, le 24 mai

    Quand la circonstance historique qui appelle au combat croise la trajectoire de l’amour.

    A Carcassonne, au cœur de ce pays marqué depuis le moyen-âge par l’art des Troubadours qui s’adonnaient à des joutes poétiques dans la cour d’honneur du château de Puivert, apparaît à Aragon comme une évidence que le temps est venu de réinventer le chant. Retrouver le chant intérieur qui puise ses origines dans la lyrique occitane du XIIIe siècle et le conjuguer à l’épopée portée à son (...)
  • Aragon dans "juin poignardé", le 16 mai

    Les Lilas et les Roses, un poème de résistance.

    En septembre 1939, Louis Aragon est incorporé comme médecin auxiliaire au Premier bataillon du 220e régiment régional de travailleurs qui cantonne à Crouy-sur-Ourcq, en Seine-et-Marne. Il ne sait pas encore qu’il va vivre de l’intérieur une déroute militaire dont les conséquences politiques plongeront la France dans l’une des périodes les plus noires de son histoire. Aragon a (...)
  • Verlaine et Rimbaud arythmiques, le 7 mars

    Huit poèmes hendécasyllabiques.

    Le printemps 1872 est l'une des saisons les plus fécondes dans la vie de Rimbaud. Il en rêvait. Il l'a fait. Depuis septembre 1871, il est installé à Paris où il peut se consacrer sans entrave à l'écriture de ses poèmes. La plupart du temps, il partage ses jours et ses nuits avec Verlaine qui ne quittera définitivement le domicile conjugual que le 7 juillet suivant. Verlaine et (...)
  • Les huit poèmes de Rimbaud à Verlaine, le 5 mars

    "Venez, chère grande âme..."

    Dans les premiers jours de septembre 1871, Arthur Rimbaud envoie de Charleville deux lettres à Paul Verlaine dont il a lu l'année précédente le recueil Les fêtes galantes. " J'ai les Fêtes galantes de Paul Verlaine, un joli in-12 écu. C'est fort bizarre, très drôle ; mais vraiment, c'est adorable… ", avait-il écrit le 25 août 1870 à son professeur Georges Izambard. Verlaine et (...)
  • Jules Supervielle : Sonnet, le 21 avril 2017

    L’invention poétique, un ancrage territorial.

    Adepte d’un vers que l’on dira libre ou libéré dans la plupart de ses compositions poétiques, Jules Supervielle s’est aussi parfois conformé aux règles de la prosodie en adoptant dans certains de ses textes les vers dits classiques ou réguliers. Il lui arrive d’en glisser au milieu de vers libres, instaurant une cohabitation harmonique et heureuse entre deux traditions de l’écriture (...)
  • Alex Susanna : deux poèmes de Venise, le 21 novembre 2016

    "Notre regard tombe sur la terre obscure..."

    [Alex Susanna est professeur de lettres à l'université. Poète, critique et traducteur, il a dirigé les éditions barcelonaises Columna et a été également directeur artistique de l'institut Ramon Llul de Barcelone. Il a également dirigé la fondation Caixa de Catalunya avant de devenir, entre 2009 et 2011, le directeur culturel des programmes sociaux de la Caixa de Catalunya à La (...)
  • Leonard Cohen : "Sur les lances du vent...", le 11 novembre 2016

    "Que la nuit doucement..."

    [Léonard Cohen (1934-2016) - Les mots du poète demeurent] Chanson (...) Et que la nuit doucement prenne soin d'elle que d'en haut les étoiles préservent la blancheur de sa chair découverte Et que toujours mon nom de bronze puisse toucher ses mille doigts que ses pleurs le rendent plus éclatant qu'enfin je sois fixé comme une galaxie et ma mémoire gardée dans ses cieux secrets (...)
  • Michel Deguy : Prose du suaire, le 10 novembre 2016

    "A quoi bon les poètes demandaient les penseurs..."

    [Extrait de La vie subite, éditions Galilée, 2016 - Le poème est dédié à Abdelwahad Meddeb, écrivain et poète franco-tunisien mort à Paris le 5 novembre 2014. Il enseignait la littérature comparée à l'université de Paris X et animait l'émission Cultures d'islam sur France Culture] Prose du suaire Abdelwahad Meddeb La mort sur le lit te défigure Elle est partout à la place du corps Ton (...)
  • Alexandre Blok : Chant de l’Enfer, le 6 mars 2016

    "Je n’aime que l’art, les enfants et la mort..."

    Le monde terrible est placé en tête du troisième (et dernier) livre de poèmes d’Alexandre Blok, couvrant les années 1907-1916. Les poèmes du recueil ont été eux-mêmes écrits entre 1909 et 1916, soit la quasi totalité de la période. Le monde terrible s’ouvre par un poème à la muse noire qui n’est pas sans rappeler celle de Baudelaire. Nous sommes tout de suite mis en présence du « présage (...)

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