Les cahiers de Serge Bonnery

Marcel Proust

Derniers textes publiés :

  • Marcel Proust au pied de la lettre # 9, dans Marcel Proust, le 19 février 2014 Comme le doigt de Dieu Nous vivons tous avec en tête des souvenirs de clochers de villages... D’aussi loin que je me souvienne, lorsque j’étais autorisé à sortir le dimanche (il fallait pour cela qu’il ne plût pas ni que le moindre souffle de vent ne fît grincer les volets de la maison), nous partions en promenade dans le village selon un trajet qui consistait à en faire le tour (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 8, dans Marcel Proust, le 4 février 2014 L’allée des Acacias ou la mort des Dieux« Le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant ; et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas, comme les années ». Marcel Proust "... à la hauteur d'une victoria..." Nous sommes à la fin de Nom de Pays : le nom qui clôt Du côté de chez Swann. C’est la fin de l’automne. L’atmopshère est nostalgique. (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 7, dans Marcel Proust, le 18 janvier 2014 « De la psychologie dans le Temps » Le temps presse. Dès le lendemain de la parution du numéro 61 de la Nouvelle Revue Française dans lequel Henri Ghéon signe sa critique de Du côté de chez Swann, Marcel Proust lui répond. La lettre est datée du 2 janvier 1914 avec mention : vendredi soir. Proust a lu et relu l’article. Il s’en est imprégné. Il l'a mâché. Remâché. Il l’a digéré. (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 6, dans Marcel Proust, le 17 janvier 2014 « Le contraire d’une oeuvre d’art » L’entrée de Marcel Proust à la Nouvelle Revue Française pour l’édition de la suite de sa Recherche après la publication chez Grasset de Du côté de chez Swann est une longue histoire. Une parmi les plus piquantes de l’histoire de la littérature. Une de celles dont raffolent les biographes et les historiens. On se souvient : Du côté de chez Swann a (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 5, dans Marcel Proust, le 22 décembre 2013

    Une mise au point

    Une mise au point Ce n'est personne d'autre que Marcel Proust qui le dit. Il l'écrit, page 394 (édition Pléiade, 1987), dans Noms de pays : le nom, dans ces pages admirables où le narrateur se souvient de son amour naissant pour Gilberte lorsqu'il la rencontrait aux Champs Elysées. Voici : "Tandis que je m'apprêtais à profiter de cet instant désiré pour me livrer, sur l'image de (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 4, dans Marcel Proust, le 19 décembre 2013

    "Une interminable préparation…"

    "Une interminable préparation..." Reprenons. Vers le 20 février 1913, Marcel Proust a écrit à son ami René Blum pour lui demander de convaincre Bernard Grasset de publier son livre - le premier tome de la future Recherche - à compte d'auteur. Et le 24 février à son réveil, Marcel Proust reçoit de René Blum la bonne nouvelle : Grasset accepte. "J'écrirai à M. Grasset ou bien je (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 3, dans Marcel Proust, le 19 décembre 2013

    "Ne lui dites pas que j’ai du talent"

    "Ne lui dites pas que j'ai du talent" René Blum Un grand service. En cet hiver 1913 - nous sommes au mois de février - Marcel Proust multiplie les interventions pour faire publier son roman qui, à cette époque, comprend "deux volumes de 650 pages chacun" et ne s'appelle pas encore A la recherche du temps perdu. Il s'impatiente. Il trouve que les choses n'avancent pas assez (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 2, dans Marcel Proust, le 18 décembre 2013

    Rêverie sur le nom

    Rêverie(s) sur le nom 1 - Une maison isolée n'importe où La lettre que Marcel Proust adresse à Jean-Louis Vaudoyer (1) est datée par Philip Kolb (2) "vers le 14 novembre 1913". Elle a été envoyée, donc, dans la période, peut-être au moment même où Du côté de chez Swann sort en librairie. Le 14 novembre 1913. Le premier volume de La Recherche du Temps Perdu qui ne doit encore en compter (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 1, dans Marcel Proust, le 15 décembre 2013

    Dans le frottement des mots

    Marcel Proust dans le frottement des mots Le projet Prendre Marcel Proust au mot. Le lire pour ce qui est écrit, pour le trait que dessine le mot sur la page, laisser de côté le réseau des concepts (on y revient toujours par d'autres voies) pour ne s'intéresser qu'au tissage de la langue. A ce qui, là, se déploie sous nos yeux : un mot à mot qui, bout à bout, constitue la phrase. (...)