Les cahiers de Serge Bonnery

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Articles

  • Notes sur la crucifixion, dans Autres textes, le 12 octobre 2014

    De la mort humiliante à la mort sublimée.

    [La possibilité de l'instant] « Mon âme est triste à en mourir... » La crucifixion de Jésus est l’un (sinon le) fait le plus tangible de son existence terrestre. Elle est la preuve de la réalité de son Etre historique. L’événement qui peut être le moins discuté/contesté des Ecritures. Pourquoi ? Parce que la crucifixion n’a pas pu être inventée par les disciples et, plus tard, par les (...)
  • Visage de Jésus à Gethsémani, dans Autres textes, le 3 avril 2015

    Notes sur l’humanité de Jésus.

    Se peut-il qu'il souffre dans notre indifférence ? Se peut-il que sa souffrance, celle qu'il subit durant sa passion et qui perdure dans chacune de nos fautes, demeure lettre morte ? Murillo (1617 - 1682) Au jardin de Gethsémani où Il se retire, entouré de trois de ses disciples, pour prier avant d'être livré, les Evangiles synoptiques - Jean n'évoque pas cet épisode - nous (...)
  • Lettre sur l’Amour (1), dans Autres textes, le 8 mai 2015

    Et nous les entendons, à notre tour...

    (paraphrase et notes sur la première épître de Jean) Une Trinité I (1 Jn 1 - 1,5) Ils l'ont entendue. Vue de leurs yeux. Contemplée. Touchée de leurs mains. Ces hommes savent que la Vie s’est manifestée car ils ont vu la Vie, de leurs yeux, ils l’ont contemplée, suivie sur des chemins de poussière et de caillasses, ils l’ont touchée comme tant, dans l’espérance d’une guérison. Et (...)
  • Lettre sur l’Amour (2), dans Autres textes, le 10 mai 2015

    Nous ne l’avons ni vu ni connu.

    II L’amour de la Parole (1 Jn 2, 3-11) « Mais celui qui garde sa parole, c’est en lui vraiment que l’amour de Dieu est accompli. A cela nous savons que nous sommes en lui » (1 Jn 2, 5). Nous ne l’avons ni vu, ni touché, ni connu. Pas seulement entraperçu. Ce que nous savons - ou croyons savoir de Lui - nous le tenons d’autres que nous qui l’ont dit. D’autres qui l’ont connu, (...)
  • La patience du sens, dans Archives, le 17 septembre 2015 [Lecture de : Bibliothérapie, lire c'est guérir de Marc-Alain Ouaknin (Points Sagesse)]. La Torah se compose de 79 976 mots. En son milieu, soit entre les 39 988ème et le 39 989ème mots, est un vide entouré du même mot répété deux fois : daroch / darach qui signifie chercher, interpréter. Ce milieu se situe au chapitre 10, verset 16 de Vayiqra (Lévitique) qui dit : « Au sujet du (...)
  • Plus que le livre, dans Archives, le 18 septembre 2015 [Lecture de : Bibliothérapie, lire c’est guérir de Marc-Alain Ouaknin (Points Sagesse)]. « On peut dire qu’un livre est un livre s’il est le lieu, en puissance, d’une différence herméneutique, c’est-à-dire, selon une belle formule de Lévinas, que le pouvoir dire du texte dépasse son vouloir dire », écrit Marc-Alain Ouaknin. Ce dont il s'agit, ici, est de mesurer la puissance du livre. (...)
  • Un livre créateur, dans Archives, le 20 septembre 2015 [Lecture de : Bibliothérapie, lire c’est guérir de Marc-Alain Ouaknin (Points Sagesse)]. « zé sépher toldot adam » : ceci est le livre des générations d'Adam [4]. Le mot livre - sépher en hébreu - apparaît pour la première fois au chapitre 5, verset 1 de la Genèse, un chapitre entièrement consacré à la généalogie du premier homme. La suite dit : « Lorsque D.ieu créa l'être humain, il (...)
  • La rouille et autres vertiges, dans Bloc-notes, le 31 août

    Banquet du livre / Stéphane Habib / Mathieu Riboulet / Blaise Pascal / Talmudiques / Georges Elia-Sarfati

    à dm Cet été, je me suis rendu à Sète avec un ami poète pour parcourir les stands d’éditeurs de poésie rassemblés à l’occasion du festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée. Nous avons parcouru les rues de la ville, croisé des poètes, des éditeurs, des faiseurs de livres à la main, à l’aiguille, à la plume, à tout ce que vous voudrez. Des livres. Sète est un port de la (...)
  • Noms de Dieu(x), le nom, dans Etudes hébraïques, le 23 novembre

    Et si la Bible était "la face cachée de l’athéisme" ? (Avec l’essayiste et romancier François Rachline)

    Lors de l’épisode du buisson ardent (Exode 3 :1-8) [10], la révélation de Dieu à Moïse est d’abord la révélation d’un nom. Ce nom apparaît dans le texte sous la forme du tétragramme יהוה. Cette forme du nom divin (qui apparaît pour la première fois dans Genèse 2 :4) supplante ici celle utilisée dès le premier verset de Genèse (1 :1) : אלהים (Elohims, selon la translitération de Chouraqui). (...)

[1Nous utilisons le texte de la traduction œcuménique de la Bible (TOB).

[2La Bible de Jérusalem parle de crucifiement, terme qui, en religion, désigne une épreuve poussée à son extrême, c’est-à-dire la mort. Le crucifiement se distingue de la crucifixion proprement dite par le fait qu’il désigne toutes les souffrances endurées, des coups et gifles que Jésus reçoit jusqu’au moment où il est effectivement crucifié, en passant par la flagellation.

[3Traduction du Rabbinat, sefarim.fr

[4Traduction rabbinique. sefarim.fr.

[5Genèse 5, 2-4. op. cit.

[6Genèse 4, 1-2, op. cit.

[7Lire, sur ce thème, le livre de Catherine Chalier : L’Histoire promise (éditions du Cerf).

[8Genèse 5, 5, op. cit.

[9« La vie est un passage / La mort est un voyage / Vers le monde de la vérité », chant séfarade.

[10Source : François Rachline invité de Talmudiques, l’émission de Marc-Alain Ouaknin sur France Culture, le dimanche 18 novembre 2018 pour son livre Un monothéisme sans dieu aux éditions Hermann.

[11La Bible du Rabbinat Français préfère traduire « grand phénomène ».

[12Un champ semble ici largement s’ouvrir pour la psychanalyse.