Les cahiers de Serge Bonnery

Arthur Rimbaud

Articles

  • Les faits innocents, dans Journal hétéroclite, le 11 juillet 2014 Les faits innocents « Les faits les plus innocents, les mieux liés à leurs causes paraissent se subordonner à des relations souterraines dont notre âme aurait fourni le tracé ». [1] Je ne suis jamais parvenu à m’attacher aux faits, même « les plus innocents ». Je ne suis jamais parvenu à les écrire. Je ne les vois pas. Je marche dans leur ombre. Je les traverse sans parvenir à les (...)
  • Rimbaud l’Ethiopien, dans WebAssoAuteurs, le 26 septembre 2014

    Avec Jean-Michel Cornu de Lenclos et autres ressources web sur Rimbaud

    Un carnet de voyage avec Arthur Rimbaud Lorsqu’on le voit ainsi écrit, Rimbaud l’Ethiopien, sous la plume d’un autre, lorsqu’on le lit, en titre ou au fil d’un texte, cela suffit à déclencher immédiatement l’abyssal questionnement sur la rupture qui conduisit Rimbaud à mettre un terme brutal à ses activités littéraires pour se tourner vers le négoce sur le continent africain. (...)
  • "L’automne déjà...", dans Arthur Rimbaud, le 12 septembre 2015 « Mon paletot aussi devenait idéal »... [Extrait de Ma Bohème, recueilli dans le volume Poésies complètes, 1895.]] Rimbaud a commencé la rédaction des textes qui composeront Une saison en enfer au printemps 1873 à Londres, soit quelques mois avant la crise de Bruxelles et la blessure que lui inflige Verlaine à coup de revolver. Le sort de Rimbaud, ainsi qu'il le confie dans une (...)
  • "Trouver une langue", dans Arthur Rimbaud, le 20 septembre 2015 Le 15 mai 1871, soit deux jours après avoir écrit à Georges Izambard, son professeur de réthorique au collège de Charleville-Mézières, qu'il travaillait désormais, toutes affaires saissantes, à se « rendre voyant » dans le but « d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens », Rimbaud réitère la même intention dans une lettre adressée à son ami poète et aîné Paul Demeny. Ces (...)
  • Un mystique à l’état sauvage (sur Rimbaud), dans Fragmes (esquisses), le 30 décembre 2015 Rimbaud : un mystique à l'état sauvage, écrit Claudel. Chercheur d'inconnu, de l'invisible qui se cache derrière les choses [vivre en harmonie avec le cosmos] En 1912, Paul Claudel préface l'édition des poésies de Rimbaud au Mercure de France. En 1938, Henry Miller publie un Rimbaud. Juin 1886, la rencontre fulgurante. Claudel « rencontre » Rimbaud par la lecture des (...)
  • Les ombres lunatiques, dans Fragmes (esquisses), le 19 mars 2016 Dans Debord dans le bruit de la cataracte du temps, Daniel Blanchard dit de la nostalgie qu'elle est « plaie à vif de la mémoire ». Pour Serge Velay, elle est « garante de l'authenticité ». Je dis ce qui saigne de ma mémoire. ce qui menace de s'enfouir. ne jamais renoncer, pas même devant l'informulable. le poème est [souligné deux fois] le refus du renoncement face à (...)
  • Les murs, dans Les vieilles choses, le 19 mars 2016 Je me lève de table en riant et m’exclame : « quel siècle à mains ! ». J’ai posé des rideaux aux fenêtres. Un amas de mémoire m’évite. Epargnez-moi, mon dieu, l’épreuve de l’oubli. Je sais le sable oui mais l’humidité me ronge. La poussière m’ensevelit. Les murs qui m’emprisonnent sont voués à la construction. Une procession s’est formée en direction du cimetière. Il pleut. Le sol est rare, (...)
  • Je me souviens... (Rimbaud), dans Dans le voisinage de..., le 17 décembre 2016 je me souviens, dans les rases campagnes, des ouvriers tendus. le sel aux lèvres des mendiants. les jeunes sans argent et le soleil descendu sous le fleuve. le lent cortège des aveugles, aveuglément. je me souviens, dans la campagne désolée, ta main sur mon épaule, nos pas perdus dans les corridors sombres et nous deux tâtonnant je me souviens, dans la campagne rafraîchie au (...)
  • Retour à la réalité, dans Louis Aragon, le 3 février

    Le discours d’Aragon au congrès des écrivains en juin 1935.

    Le 24 juin 1935 à Paris, se tient le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture dans le contexte de la montée des fascismes en Europe. Aragon y prononce un discours qui marque une étape importante dans son évolution personnelle. Dans ce texte en effet, Aragon officialise sa rupture définitive avec ses amis surréalistes, sans renier totalement ce passé (...)
  • Rythme intérieur et mouvement dialectique, dans Spicilège, le 8 février

    Individu et société (sur le dernier discours de René Crevel).

    Le 22 juin 1935, René Crevel devait prononcer un discours à la tribune du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture qui se réunissait depuis la veille à la Mutualité, à Paris. Il était sensé traiter du rapport de l’individu à la société. René Crevel a écrit ce discours [11] mais ne l’a pas prononcé pour la raison que le 18 juin, il s’est donné la mort par le gaz (...)

[1Joë Bousquet - Le Meneur de Lune - Editions Albin Michel.

[2Lettre écrite de Roche en mai 1873

[3Extrait de Mauvais sang, in Une saison en enfer.

[4Jacques Poot : imprimeur bruxellois à qui Rimbaud avait confié la publication de Une saison en enfer après avoir persuadé sa mère de payer l’impression de l’ouvrage.

[5Extrait de Adieu, in Une saison en enfer.

[6in Une saison en enfer.

[7Jean-Luc Steinmetz a publié les textes du Recueil Demeny dans sa remarquable édition des Oeuvres complètes de Rimbaud pour Garnier Flammarion. Il comprend : Les réparties de Nina, Vénus Anadyomène, Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize, Première soirée, Sensation, Bal des pendus, Les effarés, Roman, Rages des Césars, le Mal, Ophélie, Le châtiment de Tartuffe, A la musique, Le forgeron, Soleil et chair, Le dormeur du val, Au cabaret vert cinq heures du soir, La maline, L’éclatante victoire de Sarrebrück, Rêvé pour l’hiver, Le buffet et Ma bohème.

[8Lettre de mai 1873 à Paul Demeny, in Oeuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade.

[9Charles Baudelaire, L’Etranger, in Le Spleen de Paris.

[10Cf. le poème sans titre qui ouvre Une saison en enfer et commence ainsi : « Jadis, si je me souviens bien… ».

[11Le texte a été publié dans le numéro de la revue Commune paru en juillet 1935. Repris dans René Crevel, Œuvres complètes, éditions du Sandre (tome 2).

[12Poète, journaliste, critique littéraire à l’Intransigeant, Georgette Camille a collaboré aux Cahiers du Sud aux côtés d’André Gaillard ainsi qu’à de nombreuses revues parmi lesquelles Le Grand Jeu et Bifur. Traductrice, elle sera l’une des toutes premières à traduire Virginia Woolf en France. (source : notice de la BNF).

[13cité par François Buot dans sa biographie de René Crevel parue aux éditions Grasset