Les cahiers de Serge Bonnery

Charles Baudelaire

Articles

  • "Après cela, je suis retombé...", dans Charles Baudelaire, le 6 janvier 2014

    Une lettre de Baudelaire à sa mère

    Dans une lettre à sa mère du 30 décembre 1857, Charles Baudelaire se plaint du "torrent insupportable des futilités journalières" qui le conduit à négliger des préoccupations à ses yeux plus importantes. Face à l'incongru torrentiel, que peut le poète ? Baudelaire se laisse aller au spleen. "J'ai beaucoup à me plaindre de moi-même (...) Ce que je sens, c'est un immense découragement, (...)
  • "Le pli est pris", Baudelaire anonyme, dans Charles Baudelaire, le 15 janvier 2014

    Sept poèmes à Madame Sabatier

    Entre le 9 décembre 1852 et le 8 mai 1854, Charles Baudelaire compose sept poèmes qu'il envoie à Madame Sabatier, précisant dans le premier courrier qui contient A une femme trop gaie, le 9 décembre 1852, que ces vers lui sont destinés à elle et à elle seule : "La personne pour qui ces vers ont été faits, qu'ils lui plaisent ou qu'ils lui déplaisent, quand même ils lui paraîtraient (...)
  • Passage piéton (...Charles Baudelaire), dans Dans le voisinage de..., le 3 novembre 2013 1 - La nuit déserte J’avance. Je m’arrête. Je dois choisir. Je ne choisis pas. Je sais que je dois. Je ne puis. Hésitation. Je n’attends rien de la nuit qui se cabre. Un bougé. Une ombre. Je guette. La soif de ne rien accomplir. Le doute. 2 - La rue encore La rue déserte. Faux pas. Les pas ne sont pas. Il a plu. Faux plis. Les pas ne sont plus. Confondus, dans les plis de la (...)
  • « Dangereuse liberté », dans Charles Baudelaire, le 11 octobre 2014 Baudelaire et le poëme en prose Dans la lettre-dédicace du Spleen de Paris adressée à Arsène Houssaye, Baudelaire déclare qu’il est à la recherche « d’une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la confiance ». Telle est sa définition du poëme (...)
  • Je dessinais parfois des oiseaux, dans Notebook, le 28 mars 2015 Il m'arrivait, parfois, mais je me souviens peu, de dessiner des oiseaux. Etait-ce une réapparition des grands oiseaux noirs qui tournoyaient autour du clocher de l'église et que je contemplais, enfant, derrière les rideaux de tulle ? Mon premier choc poétique, je l'ai éprouvé à la lecture de L'Albatros de Baudelaire. J'avais acheté un exemplaire des Fleurs du Mal dans l'édition (...)
  • Trop Baudelaire !, dans Fragmes (notes poétiques), le 12 avril 2016 passé chaque jour au réveil devant le même ciel de voile passé devant la même porte demeurée poliment fermée la moisissure sur le bois ronge le temps des éperviers sur les épaves de la ville roule la tête dans les pieds passée la course du soleil étuvé le chant du désir l'ombre s'écarte il pleut demain sera évite le rite dites : et le destin ? épure les mots des mots sans (...)

[1Nous adoptons la graphie poëme avec tréma sur le « e » telle qu’elle était en usage à l’époque de Baudelaire.

[2c’est sous le titre de Petits poëmes en prose que paraissent en 1862 dans La Presse vingt textes sous forme de feuilleton interrompu par le directeur du journal au bout de quelques jours seulement.