Les cahiers de Serge Bonnery

centenaire première guerre mondiale

Articles

  • Premières traces de l’arrière-grand-père, dans Une patience, le 19 janvier 2014 Le projet du récit Une Patience paru au printemps 2003 aux éditions de l'Amourier est né de la présence, autour de moi, des objets qui avaient appartenu à mon arrière-grand-père lorsqu'il était Poilu. Au fond, rien que de très banal : rares sont les greniers familiaux qui ne recèlent pas de ces souvenirs des tranchées. Culasses d'obus sculptés, jumelles, casques, croix de guerre, (...)
  • Joë Bousquet, soldat et poète, dans La guerre, le 19 janvier 2014 « Je suis à la fois le sujet et l’œuvre de ma volonté » Joë Bousquet. La neige d’un autre âge. Joë Bousquet en uniforme de lieutenant - Collection particulière On sait à peu près tout, aujourd’hui, des circonstances de la blessure reçue par Joe Bousquet le 27 mai 1918 sur le front de l’Aisne, précisément au plateau de Brenelle, proche de Vailly. Ainsi qu’en atteste le journal de marche (...)
  • Apollinaire à Nîmes, dans Guillaume Apollinaire, le 19 janvier 2014 Le 5 décembre 1914, après des demandes d'engagement demeurées infructueuses, Wilhelm Albert Włodzimierz Aleksander Apolinary Kostrowicki - dit Guillaume Apollinaire - rejoint le 38e régiment d'artillerie de campagne basé à Nîmes. Il y suivra ses classes jusqu'à Pâques 1915 avant d'être envoyé sur le front. A Nîmes, Guillaume Apollinaire écrit ses premiers poèmes de guerre. Dont (...)
  • Cote 146, poèmes épistolaires d’Apollinaire, dans Guillaume Apollinaire, le 22 janvier 2014 Une rapide chronologie, pour savoir où nous sommes. Le 27 septembre 1914, Guillaume Apollinaire rencontre Louise de Coligny-Châtillon (Lou dans ses poèmes). Le 5 décembre, il est incorporé au 38ème régiment d’Artillerie de Nîmes. Le 7 décembre, lors d’une visite qu’elle lui rend à Nîmes, Louise devient la maîtresse du poète. Le 15 décembre, revenue à Nice, Lou prend ses distances. Le 31 (...)
  • Un margis à la manoeuvre (Apollinaire au canon), dans Guillaume Apollinaire, le 5 février 2014 Les recueils de Guillaume Apollinaire fourmillent de poèmes sur la guerre. En particulier les Poèmes à Lou, les Poèmes à Madeleine, Calligrammes. Ecrivant la guerre, le poète ne cherche pas à la conjurer mais à lui donner toute sa réalité dans les mots. Tout se passe comme si le « spectacle » qui s’offre aux yeux d’Apollinaire n’était pas du réel-en-soi et qu’il lui faille, pour le (...)
  • « Avec mes livres, je travaille dans l’audiovisuel », le 10 février 2014

    Jean Echenoz : à propos de « 14 »

    Après avoir consacré vos trois précédents livres au genre romanesque des « vies » [14], vous voici maintenant face à l'Histoire avec un grand « H ». Qu'est-ce qui a prévalu dans le choix du sujet de « 14 » ? C'est, au départ, la découverte par hasard de carnets de tranchées, puis un enchaînement de lectures, de recherche d'archives écrites, iconographiques et cinématographiques, bref de (...)
  • Le livret militaire, dans Une patience, le 14 février 2014 C'est par une description du contenu du livret militaire de mon arrière-grand-père que débute la version définitive d'Une Patience. Ce livret faisait partie du paquet contenant des cartes postales, quelques objets et la croix de guerre lui ayant appartenu que m'avait remis ma grand-mère, sa fille, et dont j'ai décidé plus tard de faire la matière de mon livre. La liste des (...)
  • Apollinaire dans la craie des tranchées , dans Guillaume Apollinaire, le 15 février 2014 Lorsque, le 16 avril 1915, Apollinaire écrit à Lou, il n’a pas totalement renoncé à son amour - « Mon petit Amour, je pense à ta beauté » - même si la jeune femme a pris ses distances tout en conservant les clés de l’appartement du poète à Paris, 202 boulevard Saint-Germain, où, selon ses propres dires, elle mène une vie de patachon. Il est question qu’il lui envoie une bague et une (...)
  • Un incipit, dans Une patience, le 6 mars 2014 Ce texte a constitué pendant un temps l'incipit du futur roman avant d'être déplacé ailleurs dans le plan du récit maintes fois remanié pour aboutir à une version dont, à dire vrai, je n'ai jamais pensé qu'elle était définitive. Au point que, relisant le livre aujourd'hui, je me dis que je pourrais, non l'écrire autrement, mais l'ordonner, sûrement, car les fragments dont il est (...)
  • Le thème du retour (un incipit remanié), dans Une patience, le 6 mars 2014 La première version d’une tentative d’incipit telle que présentée ici n’est pas restée lettre morte. Elle a fini par constituer - remaniée - une sorte de leitmotiv exploité à deux reprises dans le récit. Le thème du retour - Lorsqu’il est revenu… dans la première exposition puis Quand je suis revenu... dans la seconde - met en parallèle la trajectoire de l’arrière-grand-père soldat avec (...)

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[1Note-book suivi de D’une autre vie. Editions Rougerie 1982. Le texte manuscrit de « D’une autre vie » est reproduit dans « Denise Bellon – Joë Bousquet au gîte du regard », cahiers Joë Bousquet au Centre Joë Bousquet et son temps, 53 rue de Verdun, 11000 Carcassonne.

[2Lettres à Carlo Suarès. Editions Rougerie 1973.

[3La neige d’un autre âge. Editions Le Cercle du Livre 1952.

[4Lettre à Carlo Suarès du 3 mai 1936. Op. cit.

[5Correspondance Simone Weil Joe Bousquet. Editions L’âge d’homme 1982.

[6Lettre à Simone Weil du 2 mai 1942. Op. cit.

[7Lettres à Carlo Suarès. Op. Cit.

[8Lettre d’octobre 1937 in Lettres à Poisson d’Or. Gallimard, collection L’Imaginaire.

[9D’une autre vie. Op. cit.

[10ici, la typographie du poème va décroissant pour représenter la voix criant A cheval qui peu à peu s’éloigne de l’endroit où Apollinaire écrit son poème

[11Maréchal des Logis, en langage argotique

[12Fantassins, en langage argotique

[13L’alidade est une réglette équipée d’un système de visée qui permet d’ajuster le tir

[14Entre 2006 et 2010, Jean Echenoz a publié successivement Ravel, Courir (sur Emil Zàtopek) et Des éclairs (sur Nikola Tesla) aux éditions de Minuit.

[15l’orthographe boulevart n’est pas une faute, on la rencontre parfois encore à la fin du XIXe siècle. Ainsi dans Rimbaud : « Boulevart sans mouvement ni commerce… »