Les cahiers de Serge Bonnery

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Articles

  • Joë Bousquet, soldat et poète, dans La guerre, le 19 janvier 2014 « Je suis à la fois le sujet et l’œuvre de ma volonté » Joë Bousquet. La neige d’un autre âge. Joë Bousquet (ici en uniforme de lieutenant) - Collection particulière On sait à peu près tout, aujourd’hui, des circonstances de la blessure reçue par Joe Bousquet le 27 mai 1918 sur le front de l’Aisne, précisément au plateau de Brenelle, proche de Vailly. Ainsi qu’en atteste le journal de (...)
  • Apollinaire à Nîmes, dans Apollinaire, le 19 janvier 2014 Le 5 décembre 1914, après des demandes d'engagement demeurées infructueuses, Wilhelm Albert Włodzimierz Aleksander Apolinary Kostrowicki - dit Guillaume Apollinaire - rejoint le 38e régiment d'artillerie de campagne basé à Nîmes. Il y suivra ses classes jusqu'à Pâques 1915 avant d'être envoyé sur le front. A Nîmes, Guillaume Apollinaire écrit ses premiers poèmes de guerre. Dont (...)
  • Cote 146, poèmes épistolaires d’Apollinaire, dans Apollinaire, le 22 janvier 2014 Une rapide chronologie, pour savoir où nous sommes. Le 27 septembre 1914, Guillaume Apollinaire rencontre Louise de Coligny-Châtillon (Lou dans ses poèmes). Le 5 décembre, il est incorporé au 38ème régiment d’Artillerie de Nîmes. Le 7 décembre, lors d’une visite qu’elle lui rend à Nîmes, Louise devient la maîtresse du poète. Le 15 décembre, revenue à Nice, Lou prend ses distances. Le 31 (...)
  • Joë Bousquet en mouvement, dans Regards, le 31 janvier 2014

    La cicatrisation de la blessure dans les correspondances

    Traversé par une balle, le 27 mai 1918 à Vailly-sur-Aisne, Joë Bousquet désormais cloué par l’immobilité est un homme condamné, pour vivre, à réinventer le mouvement. Telle est l’injonction que la blessure lui adresse. Pendant les quelques années de convalescence qui ont suivi le printemps 1918, entouré de médecins dont son père, Bousquet pense qu’il va pouvoir réapprendre à marcher. (...)
  • Un margis à la manoeuvre (Apollinaire au canon), dans Apollinaire, le 5 février 2014 Les recueils de Guillaume Apollinaire fourmillent de poèmes sur la guerre. En particulier les Poèmes à Lou, les Poèmes à Madeleine, Calligrammes. Ecrivant la guerre, le poète ne cherche pas à la conjurer mais à lui donner toute sa réalité dans les mots. Tout se passe comme si le « spectacle » qui s’offre aux yeux d’Apollinaire n’était pas du réel-en-soi et qu’il lui faille, pour le (...)
  • « Avec mes livres, je travaille dans l’audiovisuel », dans Entretiens, le 10 février 2014

    Jean Echenoz : à propos de « 14 »

    Après avoir consacré vos trois précédents livres au genre romanesque des « vies » [14], vous voici maintenant face à l'Histoire avec un grand « H ». Qu'est-ce qui a prévalu dans le choix du sujet de « 14 » ? C'est, au départ, la découverte par hasard de carnets de tranchées, puis un enchaînement de lectures, de recherche d'archives écrites, iconographiques et cinématographiques, bref de (...)
  • Apollinaire dans la craie des tranchées , dans Apollinaire, le 15 février 2014 Lorsque, le 16 avril 1915, Apollinaire écrit à Lou, il n’a pas totalement renoncé à son amour - « Mon petit Amour, je pense à ta beauté » - même si la jeune femme a pris ses distances tout en conservant les clés de l’appartement du poète à Paris, 202 boulevard Saint-Germain, où, selon ses propres dires, elle mène une vie de patachon. Il est question qu’il lui envoie une bague et une (...)
  • Les fenêtres d’Apollinaire, dans Apollinaire, le 14 mars 2014 Lettres à Marie Laurencin et Sonia Delaunay Le 17 juin 1915, alors qu’il se trouve sur la ligne de front, en Champagne, où est engagée la 45e batterie de son régiment, Guillaume Apollinaire fait tirer à 25 exemplaires polygraphiés un petit livre de vers intitulé : Case d’Armons. Le recueil rassemble 21 poèmes écrits depuis qu'Apollinaire est entré de plain pied dans la réalité de (...)
  • Case d’armons, la poésie au front, dans Apollinaire, le 18 mars 2014

    Un recueil écrit, imprimé et diffusé dans les tranchées.

    Depuis le début du mois d’avril 1915, Guillaume Apollinaire est au front. La 45e batterie du 38e régiment d’artillerie de campagne est engagée en Champagne. Le 6 avril 1915, la troupe avait été débarquée à Mourmelon-le-Petit. Le secteur où les armées avaient déjà subi de lourdes pertes restait en permanence très agité. On y bombardait chaque jour des positions improbables qui (...)
  • Apollinaire-Rouveyre : une amitié poétique, dans Apollinaire, le 7 avril 2014 « Nous venions cependant de naître… » C’est l’histoire d’un voyage en voiture. Ils s’étaient déjà croisés à plusieurs reprises dans le Paris des arts et des lettres, mais leur véritable amitié commence lorsqu’ils quittent la capitale dans la direction de Deauville après avoir reçu du rédacteur en chef de Comœdia la mission d’y « couvrir » pour le journal la saison estivale. Journaliste, (...)

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[1Note-book suivi de D’une autre vie. Editions Rougerie 1982. Le texte manuscrit de « D’une autre vie » est reproduit dans « Denise Bellon – Joë Bousquet au gîte du regard », cahiers Joë Bousquet au Centre Joë Bousquet et son temps, 53 rue de Verdun, 11000 Carcassonne.

[2Lettres à Carlo Suarès. Editions Rougerie 1973.

[3La neige d’un autre âge. Editions Le Cercle du Livre 1952.

[4Lettre à Carlo Suarès du 3 mai 1936. Op. cit.

[5Correspondance Simone Weil Joe Bousquet. Editions L’âge d’homme 1982.

[6Lettre à Simone Weil du 2 mai 1942. Op. cit.

[7Lettres à Carlo Suarès. Op. Cit.

[8Lettre d’octobre 1937 in Lettres à Poisson d’Or. Gallimard, collection L’Imaginaire.

[9D’une autre vie. Op. cit.

[10ici, la typographie du poème va décroissant pour représenter la voix criant A cheval qui peu à peu s’éloigne de l’endroit où Apollinaire écrit son poème

[11Maréchal des Logis, en langage argotique

[12Fantassins, en langage argotique

[13L’alidade est une réglette équipée d’un système de visée qui permet d’ajuster le tir

[14Entre 2006 et 2010, Jean Echenoz a publié successivement Ravel, Courir (sur Emil Zàtopek) et Des éclairs (sur Nikola Tesla) aux éditions de Minuit.

[15l’orthographe boulevart n’est pas une faute, on la rencontre parfois encore à la fin du XIXe siècle. Ainsi dans Rimbaud : « Boulevart sans mouvement ni commerce… »

[16Il s’agit de la fille de Louise Faure-Favier, amie d’Apollinaire. Chérie est peintre. Elle épousera le poète Léon-Paul Fargue.

[17Fin 1915, pour obtenir ses galons d’officiers, Apollinaire demande à quitter l’artillerie pour être versé dans l’infanterie. Le 20 novembre 1915, il est nommé sous-lieutenant au 96e de ligne.

[18Il s’agit de l’aquarelle intitulée « Les deux espagnoles » représentant deux femmes à une fenêtre dont l’une est munie d’un éventail. On suppose qu’elles regardent le passage d’une procession pendant la semaine sainte. Cette œuvre a été exposée lors de la rétrospective Marie Laurencin au musée Marmottan de Paris, (21 février - 30 juin 2013).

[19Le tableau de Goya conservé au Prado et qui se rapprocherait le plus de l’aquarelle de Marie Laurencin est l’huile sur toile intitulée L’Ombrelle ou Le Parasol. Mais ce n’est qu’une hypothèse…

[20Jean-Emile Laboureur (1877-1943) est un peintre, dessinateur et illustrateur. Il a notamment illustré des livres de Gide, Colette, Giraudoux, Maeterlinck etc…

[21Ramon Gomez de la Serna (1888 - 1963) est un poète et écrivain espagnol, proche des mouvements d’avant-garde du début du XXe siècle. Pendant la guerre civile, en 1936, craignant d’être assassiné, il s’exile volontairement en Argentine.

[22Robert Delaunay, artiste peintre, mari de Sonia et ami d’Apollinaire.

[23Apollinaire avait donné un poème également intitulé Les Fenêtres pour le catalogue de l’exposition Robert Delaunay, Ardengo Soffici, Julie Baum, Berlin 1913 dont l’impression a vraisemblablement été terminée fin 1912.

[24Laurence Campa, Guillaume Apollinaire (biographie), éditions Gallimard.

[25Laurence Campa, op. cit.

[26Site internet consacré au canon de 75 : http://canonde75.free.fr/avant_train.htm

[27Dans l’exemplaire 3 de la version originale, ce vers figure une première fois entre parenthèses au bas de la carte postale à Jean Royère

[28Saadi est un poète persan du XIIIe siècle, auteur d’un cycle de contes, le Gôlestan, Le jardin (ou l’empire) des Roses dans la traduction française la plus communément admise. Les roses de Saadi est aussi le titre d’un poème de Marceline Desbordes-Valmore : J’ai voulu ce matin te rapporter des roses…

[29Dans la publication originale, cette strophe est typograhiée sous la forme d’un calligramme qui représente la tête d’un chien de profil.