Les cahiers de Serge Bonnery

traductions

Articles

  • Traduire Mandelstam, dans WebAssoAuteurs, le 17 septembre 2013

    Avec Serge Venturini, Gill Pressnitzer et la voix de Gilles-Claude Thériault

    Avant-texte La dissémination mensuelle web association des auteurs de ce vendredi 27 septembre sur le thème traduction-adaptation a été proposée par Antoine Bréa, animateur du blog Amour 2.0 sur lequel on peut lire sa traduction en cours de Perceval ou le Conte du Graal. Il y a longtemps que j'avais en projet d'évoquer ici la figure du poète Ossip Mandelstam, mort en (...)
  • Kafka 130 ans, dans WebAssoAuteurs, le 3 juillet 2013

    Un extrait du journal traduit par Laurent Margantin

    Il y a cent-trente ans, le 3 juillet 1883, naissait Frank Kafka à Prague, dans un appartement du rez-de-chaussée d'une maison bourgeoise située aux portes du quartier juif, dans Stare Mesto . Pour conserver ce lien, sa présence, relire donc un passage de son journal, tel que Laurent Margantin en propose ici une nouvelle traduction. Voici l'extrait, donné en lecture dans le (...)
  • Passeur de sages, dans Letras, le 15 janvier 2014

    Patrick Gifreu, traducteur et éditeur

    Depuis plus de trente ans, Patrick Gifreu traduit Raymond Lulle dont il est l'un des spécialistes reconnus en France (et ailleurs...) Dans sa collection des éditions de la Merci, depuis 2008, il publie - à raison de deux à trois textes par an - les textes de sages catalans de l'âge d'or médiéval, quand, autour de la ville et la province de Gérone notamment, juifs, chrétiens et (...)
  • Si ma voix devait en terre (...Rafael Alberti), dans Dans le voisinage de..., le 28 janvier 2014 Si ma voix devait en terre s'abîmer élevez-là au niveau de la mer oubliez-là sur le rivage élevez-là au niveau de la mer et nommez la capitaine d'un blanc vaisseau de guerre O ma voix pavoisée des insignes marins Sur le coeur une ancre et au-dessus de l'ancre une étoile et au-dessus de l'étoile le vent et par-delà le vent la (...)
  • Minuscule la terre (...Salvador Espriu), dans Dans le voisinage de..., le 28 janvier 2014 Minuscule la terre qui fait cercle autour du cimetière et cette mer, Sinera, avec pour horizon ses pommes de pin et sa vigne Je n'attends plus rien sinon l'ombre quand elle descendra de son nuage le souvenir perdu des jours enfuis pour toujours
  • Flamboyant Jordi Pere Cerdà, dans Letras, le 4 mars 2014

    Une nouvelle édition des poésies complètes chez Viena à Barcelone

    Etablie par Marie Grau, de la Bibliothèque universitaire de Perpignan, la nouvelle édition Poesia Completa de Jordi Pere Cerdà est parue chez Viena à Barcelone. 1 - Des précédents Le volume des poésies de Jordi Pere Cerdà qui paraît aujourd’hui chez Viena à Barcelone diffère des éditions précédentes (celles de 1966 chez Barani et de 1988 chez Columna). Y figurent plusieurs Ocells (...)
  • Bel m’es qu’ieu cant... , dans Le Trobar, le 10 mars 2014

    Canso de Raimon de Miraval

    Raimon de Miraval, représenté sur cette miniature en chevalier faidit. Manuscrit du XIIIe siècle, Bibliothèque nationale de France. Bel m'es qu'ieu cant e condei [2] Pois l'aur'es dous' e-l temps gais E pels vergiers e pels plais Aug lo retint e-l gabei Que fan l'auzelet menut Entre-l blanc e-l vert e-l vaire Adonc se deuria traire Cel que vol qu'Amors l'ajut Vas captenensa (...)
  • Traduire, dans Journal hétéroclite, le 10 mars 2014 Comme souvent, cela se passe la nuit. Dans l’attente du matin. Le silence. Ou musique vocale - le plus souvent, polyphonies du Moyen Age ou de la Renaissance - en sourdine. Juste pour le rythme. La scansion du temps. Traduire est une envie ancienne. Les poètes. Traduire des poèmes pour se tenir au plus près des mots qui le composent. Bel m’es qu’ieu cant… Il me plaît de (...)
  • Chans quan non es qui l’entenda..., dans Le Trobar, le 20 avril 2014

    Canso de Raimon de Miraval

    Raimon de Miraval, représenté sur cette miniature en chevalier faidit. Manuscrit du XIIIe siècle, Bibliothèque nationale de France. Chans quan non es qui l’entenda [17] No pot ren valer E pus luec ai e lezer Que mon bel solatz despenda, Ses gap si’un pauc auzitz ; Quar totz ditz es mielhs grazitz Quant a la fi pauz’om ben las razos, Per qu’ieu vuel far entendre mas chansos. (...)
  • Le prix de l’amour, dans Le Trobar, le 20 avril 2014

    Le code amoureux de Raimon de Miraval

    Raimon de Miraval est adepte du trobar clar (une langue claire, explicite voire parfois didactique), par opposition au trobar clus (langue « close », entendez plus abstraite) d’autres troubadours. Certaines de ses cansos adoptent ainsi un style démonstratif où le raisonnement logique l’emporte sur le lyrisme poétique. C’est le cas avec Chans quan non es qui l’entenda dont nous (...)

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[1Bibliothécaire à l’université de Perpignan, Marie Grau a établi la nouvelle édition des poésies de Jordi Pere Cerdà.

[2Nous donnons ici le texte occitan adopté par René Nelli dans son livre Raimon de Miraval du jeu subtil à l’amour fou (éditions Verdier, 1980), lui-même repris des textes donnés dans l’édition Topsfield des Classiques d’Oc (Paris, 1971) et dans Le Parnasse Occitanien d’Henri Pascal de Rochegude (Toulouse 1819).

[3Litt. Dans l’impossibilité de lui adresser la moindre prière pour obtenir d’elle une concession.

[4Litt. Je me trouve en grande gêne / Comment puis-je paraître vrai en dépeignant sa grande valeur.

[5Litt. Car encore n’a eu tel prix / une femme née d’une mère.

[6Il est ici quasi impossible de traduire littéralement pour offrir au lecteur une interprétation juste de l’intention du poète.

[7Litt. Tous sont ses laudateurs / Même lorsqu’ils l’ont quittée / Comme si à elle ils s’étaient vendus.

[8Litt. Corps bien fait et belles proportions.

[9Litt. Beauté n’aurait su faire plus / Elle y a mis toute sa vertu / De sorte qu’il ne reste plus rien pour personne.

[10Litt. Je m’en remets à elle.

[11Le château de Montégut, situé dans la région d’Albi, avait subi le même sort que le château de Miraval. Il avait été pris par Simon de Montfort en 1212.

[12Litt. Un empereur renommé pour sa vertu et son courage.

[13Le 16 juillet 1212, Pierre II avait fait subir une sévère défaite aux Almohades lors de la bataille dite de Las Navas de Tolosa, dans la province de Jaén, en Andalousie.

[14Litt. Que pour vous je redeviens chanteur.

[15Audiart est le senhal par lequel Raimon de Miraval désigne son protecteur et suzerain, Raimon VI comte de Toulouse à qui avait été dépossédé du château de Beaucaire par le Pape l’ayant remis par la suite à Simon de Montfort. Ainsi avait été conçue par Innocent III la rémunération terrestre des Croisés qui défendraient la cause catholique en Languedoc : les terres des vaincus reviendraient au Saint-Siège qui les redistribuerait aux féodaux pour les récompenser de leur engagement. Ici, Raimon de Miraval s’en remet totalement à Pierre II d’Aragon, le seul visiblement à ses yeux en mesure de reconquérir les terres perdues lors de la première vague d’assauts des années 1209-1213.

[16Une fois les Français vaincus, l’Occitanie retrouvera sa splendeur.

[17Texte établi par Topsfield dans Les poésies du troubadour Raimon de Miraval, éditions Nizet, 1971) et repris par René Nelli dans Raimon de Miraval du jeu subtil à l’amour fou, éditions Verdier, 1980.

[18Les poésies de Raimon de Miraval, éditions Nizet, 1971.

[19Raimon de Miraval, Du jeu subtil à l’amour fou, éditions Verdier, 1980.

[20René Nelli, op.cit.