Les cahiers de Serge Bonnery

révolution

Articles

  • La condition féminine dans le monde arabo-musulman, le 9 décembre 2013

    Avec Djemila Benhabib, prix Laïcité République 2012

    Djemila Benhabib est journaliste, écrivaine et militante. Née en Ukraine d'une mère Chypriote grecque et d’un père algérien, elle a grandi, à Oran, dans une famille de scientifiques engagée dans les luttes politiques et sociales.Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays, de leurs douleurs et de leurs aspirations. Elle vit aujourd'hui à Québec. (...)
  • Sur la crise de la gauche, le 30 octobre 2013

    Avec Jacques Julliard, éditorialiste à l’hebdomadaire Marianne

    Au-dessus 
de la mêlée Secouée par la phrase de Manuel Valls sur « la vocation des roms » puis par l'affaire Leonarda, engluée dans un chômage qui s'aggrave malgré des signes de reprise économique, accusée de matraquage fiscal, impopulaire, promise à de cuisants lendemains électoraux : la gauche est en crise. En off, des militants déboussolés parlent de bateau ivre. Deux élus - un (...)
  • Traduire Mandelstam, dans WebAssoAuteurs, le 17 septembre 2013

    Avec Serge Venturini, Gill Pressnitzer et la voix de Gilles-Claude Thériault

    Avant-texte La dissémination mensuelle web association des auteurs de ce vendredi 27 septembre sur le thème traduction-adaptation a été proposée par Antoine Bréa, animateur du blog Amour 2.0 sur lequel on peut lire sa traduction en cours de Perceval ou le Conte du Graal. Il y a longtemps que j'avais en projet d'évoquer ici la figure du poète Ossip Mandelstam, mort en (...)
  • La littérature, la révolution et le mal, le 10 janvier 2014

    Avec Jorge Semprun, écrivain

    Les 21 et 22 août 2009, Jorge Semprun était l'invité d'honneur du festival Un livre à la mer organisé à Collioure par Jean-Pierre Gayraud, un éditeur des Pyrénées-Orientales (Cap Béar Editions). Il animait un débat sur le thème de la condition humaine, à partir du livre éponyme d'André Malraux. L'entretien ci-dessous a été réalisé dans le cadre de ce festival. J'emprunte volontairement (...)
  • "Albert Camus toujours aussi brûlant", le 20 août 2013

    Avec Benjamin Stora, historien

    Après son éviction en 2012 de l’exposition qui, à Aix-en-Provence, devait être consacrée à Albert Camus pour le centenaire de sa naissance, l’historien Benjamin Stora a publié « Camus brûlant ». Il était l’invité du festival « Un livre à la mer » de Collioure en août 2013. A cette occasion, il nous a accordé cet entretien. Que vous inspire encore aujourd’hui la polémique suscitée l’an passé (...)
  • "Un vrai philosophe est impertinent", le 16 avril 2013

    Avec Michel Onfray, philosophe, sur Albert Camus

    Le philosophe Michel Onfray, auteur de "L'ordre libertaire, la vie philosophique d'Albert Camus" aux éditions Flammarion, avait été, le samedi 10 mars 2012, l'invité d'une rencontre exceptionnelle organisée par Les Vendanges littéraires de Rivesaltes. Nous l'avions alors interrogé sur son ouvrage. Vous présentez Albert Camus comme un philosophe de la lumière méditerranéenne, un (...)
  • Benny Lévy à Lagrasse, dans Le cabinet de lecture, le 12 janvier 2014

    Une journée à la Maison du Banquet

    De gauche à droite : Michèle Planel, Dominique Bondu, Colette Olive et Jean-Michel Mariou des éditions Verdier Le dimanche 20 octobre 2013, la Maison du Banquet de Lagrasse organisait une journée "Benny Lévy aujourd'hui" pour le dixième anniversaire de sa disparition. Cette rencontre faisait suite à celle organisée une semaine auparavant au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à (...)
  • Guerre d’Espagne : les regards retrouvés, dans Mélanges, le 16 janvier 2014

    Les photographies de Capa, Taro et Chim au MAHJ

    En 1936, trois jeunes reporters rejoignent l'Espagne pour photographier la guerre aux côtés des Républicains. La valise mexicaine de Robert Capa, Gerda Taro et 'Chim' était exposée en début d'année 2013 au musée d'art et d'histoire du judaïsme. Impressions après une visite. Pour garder trace de ce qui fut et de ce qui demeure. Gerda Taro et Robert Capa au café Le Dôme de (...)
  • Les écritures clandestines, dans WebAssoAuteurs, le 28 mars 2014

    Robert Rius et La Main à Plume, poésie de Résistance

    Avant texte « Il fut une époque (…) où les lumières jaillis­saient de l’obscurité même des réseaux clandestins ». Ces mots de Grégory Hosteins en présentation de sa proposition de dissémination Ecritures clandestines m’ont tout de suite dirigé vers la poésie de Résistance telle qu’elle s’est exprimée - clandestinement - entre juin 1940 et la Libération de l’été 1944. Voici, pour cette (...)
  • Jean Jaurès, mort pour la paix, le 27 avril 2014

    Avec Jean Sagnes, professeur émérite d’histoire contemporaine

    « Jaurès a été le dernier rempart contre la grande boucherie » Dessin de l'artiste marocain Brahim Raïs (avec l'aimable autorisation des éditions Talia) Professeur émérite d’histoire contemporaine et ancien président de l’université de Perpignan, l’universitaire Jean Sagnes publie les discours de Jean Jaurès contre la guerre. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il brosse le portrait (...)

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[1Jorge Semprun a été ministre de la Culture du gouvernement de Felipe Gonzalez de 1988 à 1991

[2Difficile liberté (essais sur le judaïsme), d’Emmanuel Lévinas (Le Livre de Poche).

[3Le séminaire complet vient de faire l’objet d’une édition chez Verdier Poche sous le titre L’Alcibiade, introduction à la lecture de Platon.

[4Laurence Iché est la fille du sculpteur René Iché, lui-même Résistant très actif au sein du groupe du Musée de l’Homme puis du réseau Cohors-Asturies. Robert Rius et Laurence Iché se sont mariés en juin 1941.

[5Robert Rius est né le 25 février 1914 à Château-Roussillon, près de Perpignan, là même où la légende raconte que fut assassiné le troubadour catalan Guilhem de Cabestany par le mari jaloux de la châtelaine qu’il courtisait dans ses cansos.

[6L’un des noms de Résistance de Robert Rius fut Gall qui, en catalan, signifie coq, en référence au Coq Catalan, le journal d’Albert Bausil publié à Perpignan. Albert Bausil a été l’initiateur à la poésie de toute une génération dans laquelle avait aussi grandi Charles Trénet. L’engagement anti nazi de Bausil était sans ambigüité. L’un des derniers numéros du Coq Catalan portait à sa Une le titre suivant : « Monsieur Hitler, je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais JE VOUS EMMERDE ».

[7Les textes et poèmes de Robert Rius sont aujourd’hui malheureusement presque introuvables mais l’Association pour la mémoire de Robert Rius a en projet l’édition des œuvres complètes du poète. Nous formons le vœu que ce projet trouve les moyens de se réaliser afin que soit remise en circulation une parole poétique de Résistance dont nous savons qu’elle est en mesure d’éclairer utilement notre monde contemporain.

[8Ce texte devait être publié en juin 1944 dans le numéro de La Main à Plume consacré au thème de L’Objet rassemblant des contributions de Breton, Hérold, Malet, Marien, Péret ainsi que des illustrations de Brauner, Brielle, Duchamp, Ernst, Magritte, Matta, Miro, Man Ray ou Tanguy. Les maquettes du numéro n’ont jamais été terminées. L’authenticité du texte transcrit dans l’ouvrage « Le surréalisme sous l’Occupation » (La table ronde, 1981) est contestée par l’Association pour la mémoire de Robert Rius. Par chance, un collectionneur a mis la main sur l’original il y a quelques années et la comparaison avec la version publiée montre des différences notables. L’Association fera connaître prochainement cet écrit de la toute première importance pour prendre la mesure de ce que fut l’engagement de Rius et la poésie de Résistance.