Les cahiers de Serge Bonnery

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Articles

  • Un été 14 # Episode 1, dans Un été 14, le 21 juillet 2014

    Un soleil glissant vers le soir caressait encore les crêtes qui dominent Amélie-les-Bains lorsque la voiture nous a déposés tout à l’heure devant la maison.

    Amélie, soleil couchant 12 juillet (soir) Un soleil glissant vers le soir caressait encore les crêtes qui dominent Amélie-les-Bains lorsque la voiture nous a déposés tout à l'heure devant la maison que papa est venu ouvrir dès hier pour en chasser les odeurs âcres. Adèle est arrivée ce matin avec les bagages. Elle a eu tout le temps de préparer les chambres et de dépoussiérer la (...)
  • Monologue intérieur, dans Matériau, le 23 juin 2017 En sortant du cabinet où il se rendait chaque semaine avec la ponctualité d’un séminariste, la chaleur l’étouffa au point qu’il fut attiré par l’ombre qu’offrait une généreuse haie de platanes courant le long de l’allée centrale d’un jardin public. Pour l’atteindre, il lui suffisait de traverser l’avenue. Ce qu’il fit, comme aimanté par le banc qui, abandonné à cette heure où la ville est (...)
  • Le silence et l’absence, dans Pierre Bergounioux, le 23 août 2017

    « C’est des gestes, des choses, de mots pareils à des choses que nous vient notre humanité ».

    « Je suppose qu’on ne peut avoir de fils qu’autant qu’on l’a été soi-même ». Le père de Pierre Bergounioux a été orphelin très jeune, privé de père dès sa naissance en raison des ravages de la Grande Guerre. Il ne l’a pas connu. Ce traumatisme de la tendre enfance a marqué en profondeur la nature des relations entre Pierre Bergounioux et son père. Dans La Casse [1], l’écrivain revient sur (...)
  • Dans une ombre exigüe, dans Pierre Bergounioux, le 28 août 2017

    Sur Le grand sylvain (éditions Verdier).

    Le grand sylvain, autrement nommé nymphale du peuplier – Limenitis populi pour le nom savant – est un grand papillon dont l’envergure, chez le mâle, peut atteindre huit centimètres. « Les ailes postérieures, les plus belles, noires, avec leur bande discale blanche fangée d’arcs fauves, présentaient deux larges échancrures triangulaires, symétriques (…) Comme c’est fréquemment le cas, (...)
  • Dans le corps de nos langues, le 29 janvier

    Avec "Dans nos langues", Dominique Sigaud signe le récit d’une quête de soi dans les tourments et les replis du monde.

    Rares sont les écrivains qui ne parlent pas de leur travail. De la manière dont ils se frottent à l'écriture. Et au fond, ils finissent tous par parler de leur langue, dans leur langue. Beaucoup plus rares sont toutefois ceux qui décident d'en faire la matière d'un livre, là où, la plupart du temps, interviennent seuls les chercheurs dans un domaine - l'analyse critique - que (...)

[1Pierre Bergounioux, La Casse, éditions Fata Morgana 1994. Avec des dessins de l’auteur.

[2Editions Fata Morgana, 1994.

[3Première édition chez Verdier en 1993. Réédité, toujours chez Verdier, à l’occasion de la publication du coffret La capture, avec le film de Geoffrey Lachassagne et un entretien radiophonique avec Marie Richeux.

[4Dominique Sigaud, Dans nos langues. Editions Verdier. 139 pages. 14,80 euros. En librairie le 1er février.

[5Louis Aragon, extrait de la Complainte de Robert le Diable, poème écrit en 1945 en mémoire de Robert Desnos et recueilli en 1960 dans Les poètes, éditions Gallimard.