Les cahiers de Serge Bonnery

récit

Articles

  • Monologue intérieur, dans Fragmes (esquisses), le 23 juin En sortant du cabinet où il se rendait chaque semaine avec la ponctualité d’un séminariste, la chaleur l’étouffa au point qu’il fut attiré par l’ombre qu’offrait une généreuse haie de platanes courant le long de l’allée centrale d’un jardin public. Pour l’atteindre, il lui suffisait de traverser l’avenue. Ce qu’il fit, comme aimanté par le banc qui, abandonné à cette heure où la ville est (...)
  • Le silence et l’absence, dans Pierre Bergounioux, le 23 août

    « C’est des gestes, des choses, de mots pareils à des choses que nous vient notre humanité ».

    « Je suppose qu’on ne peut avoir de fils qu’autant qu’on l’a été soi-même ». Le père de Pierre Bergounioux a été orphelin très jeune, privé de père dès sa naissance en raison des ravages de la Grande Guerre. Il ne l’a pas connu. Ce traumatisme de la tendre enfance a marqué en profondeur la nature des relations entre Pierre Bergounioux et son père. Dans La Casse [1], l’écrivain revient sur (...)
  • Dans une ombre exigüe, dans Pierre Bergounioux, le 28 août

    Sur Le grand sylvain (éditions Verdier).

    Le grand sylvain, autrement nommé nymphale du peuplier – Limenitis populi pour le nom savant – est un grand papillon dont l’envergure, chez le mâle, peut atteindre huit centimètres. « Les ailes postérieures, les plus belles, noires, avec leur bande discale blanche fangée d’arcs fauves, présentaient deux larges échancrures triangulaires, symétriques (…) Comme c’est fréquemment le cas, (...)

[1Pierre Bergounioux, La Casse, éditions Fata Morgana 1994. Avec des dessins de l’auteur.

[2Editions Fata Morgana, 1994.

[3Première édition chez Verdier en 1993. Réédité, toujours chez Verdier, à l’occasion de la publication du coffret La capture, avec le film de Geoffrey Lachassagne et un entretien radiophonique avec Marie Richeux.