Les cahiers de Serge Bonnery

Aragon

Articles

  • Vertiges d’Aragon , dans Louis Aragon, le 8 juin 2016

    "La pire des choses serait de le juger".

    « Je suis curieux de savoir quelle sera la réception de ce livre. Je ne sais pas quelle place Aragon a vraiment conservée dans les cœurs », disait Philippe Forest dans l'Humanité lors d'un entretien consécutif à la parution de sa biographie d'Aragon chez Gallimard. La réponse, il la trouve aujourd'hui en partie dans le prix Goncourt de la biographie qui vient de lui être attribué. (...)
  • "Le surréalisme hors de la littérature...", dans Louis Aragon, le 18 janvier

    Surréalisme et révolution, décembre 1931.

    § En décembre 1931, dans le troisième numéro de la revue Le Surréalisme au service de la Révolution [1], Louis Aragon fait paraître un texte qui marque un tournant décisif dans l’histoire du mouvement surréaliste. C’est en effet au poète qu’il revient, dans Le surréalisme et le devenir révolutionnaire de théoriser l’adhésion du surréalisme au matérialisme dialectique et à sa réalisation (...)
  • Retour à la réalité, dans Louis Aragon, le 3 février

    Le discours d’Aragon au congrès des écrivains en juin 1935.

    Le 24 juin 1935 à Paris, se tient le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture dans le contexte de la montée des fascismes en Europe. Aragon y prononce un discours qui marque une étape importante dans son évolution personnelle. Dans ce texte en effet, Aragon officialise sa rupture définitive avec ses amis surréalistes, sans renier totalement ce passé (...)
  • Rythme intérieur et mouvement dialectique, dans Spicilège, le 8 février

    Individu et société (sur le dernier discours de René Crevel).

    Le 22 juin 1935, René Crevel devait prononcer un discours à la tribune du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture qui se réunissait depuis la veille à la Mutualité, à Paris. Il était sensé traiter du rapport de l’individu à la société. René Crevel a écrit ce discours [3] mais ne l’a pas prononcé pour la raison que le 18 juin, il s’est donné la mort par le gaz (...)

[1Entre eux, les surréalistes utilisent le sigle SASDLR pour désigner la revue.

[2Cf. le poème sans titre qui ouvre Une saison en enfer et commence ainsi : « Jadis, si je me souviens bien… ».

[3Le texte a été publié dans le numéro de la revue Commune paru en juillet 1935. Repris dans René Crevel, Œuvres complètes, éditions du Sandre (tome 2).

[4Poète, journaliste, critique littéraire à l’Intransigeant, Georgette Camille a collaboré aux Cahiers du Sud aux côtés d’André Gaillard ainsi qu’à de nombreuses revues parmi lesquelles Le Grand Jeu et Bifur. Traductrice, elle sera l’une des toutes premières à traduire Virginia Woolf en France. (source : notice de la BNF).

[5cité par François Buot dans sa biographie de René Crevel parue aux éditions Grasset