Les cahiers de Serge Bonnery

parti communiste

Articles

  • Des agissements scélérats, dans Notebook, le 7 juin 2016

    L’obsession libérale met en danger les équilibres sociaux.

    [Note d'intention : observer ici, sous-jacent dans les faits qui n'en sont que l'apparence (et la révélation), le mouvement de fond qui s'opère dans la société et qui conduit à l'écrasement des plus faibles jetés dans le gouffre toujours plus profond des inégalités de classe] Nous nous heurtons chaque jour à la violence dans le monde : mort de migrants sur des plages de (...)
  • Une réalité rugueuse, dans Notebook, le 7 juin 2016

    L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de luttes de classes.

    « Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! » Arthur Rimbaud, Adieu (in Une saison en enfer). « Il existe des oppresseurs et des opprimés. Et des gens qui profitent de l'oppression et d'autres qui ne sont pas tranquilles lorsqu'ils savent qu'elle existe ». Paul Nizan, (...)
  • « Il faut recréer du proche », le 29 juin 2016

    Jean Rouaud, romancier, essayiste et chroniqueur à L’Humanité s’interroge sur la laïcité.

    Le romancier - prix Goncourt en 1990 avec Les champs d'honneur aux éditions de Minuit - publie chez Grasset, sous le titre Tout paradis n'est pas perdu, le recueil de ses chroniques sur la laïcité parues dans l’Humanité. Invité en ce début d'été à la fête du Travailleur Catalan, l'hebdomadaire communiste des Pyrénées-Orientales, il présente Stances, son spectacle de poésies et de (...)
  • Dans la forêt pianistique d’Erik Satie, dans Chroniques musicales, le 25 juillet 2016

    Une balade estivale dans la discographie des œuvres pour piano

    Erik Satie est un compositeur « à part ». Du moins voit-on ainsi, aujourd’hui, cet artiste qu’avec notre incorrigible manie de tout vouloir classer, on range soigneusement dans la marge, au prétexte que sa musique ne ressemble à aucune autre. Satie ne fut pourtant pas un homme seul. Ami de Debussy et de Ravel, il se lia avec Mallarmé, Verlaine, Cocteau et Tzara, les peintres (...)
  • Le doute et l’effroi, dans Notebook, le 31 juillet 2016

    Comme une obsession dans le temps...

    Lourdes semaines qui se suivent et nous laissent chaque fois dans le même état de sidération. Nous le savons pourtant, ça recommencera de manière différente, dans un lieu différent, avec un mode opératoire différent mais ça recommencera ça reviendra comme une obsession dans le temps, une plaie ouverte sur laquelle quelqu'un appuiera au moment où elle s'apprêtait à cicatriser pour (...)
  • "Le surréalisme hors de la littérature...", dans Louis Aragon, le 18 janvier

    Surréalisme et révolution, décembre 1931.

    § En décembre 1931, dans le troisième numéro de la revue Le Surréalisme au service de la Révolution [1], Louis Aragon fait paraître un texte qui marque un tournant décisif dans l’histoire du mouvement surréaliste. C’est en effet au poète qu’il revient, dans Le surréalisme et le devenir révolutionnaire de théoriser l’adhésion du surréalisme au matérialisme dialectique et à sa réalisation (...)
  • Rythme intérieur et mouvement dialectique, dans Notes thématiques, le 8 février

    Sur "Individu et société", le dernier discours de René Crevel.

    Le 22 juin 1935, René Crevel devait prononcer un discours à la tribune du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture qui se réunissait depuis la veille à la Mutualité, à Paris. Il était sensé traiter du rapport de l’individu à la société. René Crevel a écrit ce discours [2] mais ne l’a pas prononcé pour la raison que le 18 juin, il s’est donné la mort par le gaz (...)

[1Entre eux, les surréalistes utilisent le sigle SASDLR pour désigner la revue.

[2Le texte a été publié dans le numéro de la revue Commune paru en juillet 1935. Repris dans René Crevel, Œuvres complètes, éditions du Sandre (tome 2).

[3Poète, journaliste, critique littéraire à l’Intransigeant, Georgette Camille a collaboré aux Cahiers du Sud aux côtés d’André Gaillard ainsi qu’à de nombreuses revues parmi lesquelles Le Grand Jeu et Bifur. Traductrice, elle sera l’une des toutes premières à traduire Virginia Woolf en France. (source : notice de la BNF).

[4cité par François Buot dans sa biographie de René Crevel parue aux éditions Grasset