Les cahiers de Serge Bonnery

notes

Articles

  • Un mystique à l’état sauvage (sur Rimbaud), dans Fragmes (notes poétiques), le 30 décembre 2015 Rimbaud : un mystique à l'état sauvage, écrit Claudel. Chercheur d'inconnu, de l'invisible qui se cache derrière les choses [vivre en harmonie avec le cosmos] En 1912, Paul Claudel préface l'édition des poésies de Rimbaud au Mercure de France. En 1938, Henry Miller publie un Rimbaud. Juin 1886, la rencontre fulgurante. Claudel « rencontre » Rimbaud par la lecture des (...)
  • Retour à l’aube, dans Fragmes (notes poétiques), le 8 mars 2016 N. de. S [Nicolas de Staël] Un corps d'acier trempé dans la relique du simple pas un seul jour sans que je sois saisi par le sentiment de l'absurde et me dire à quoi bon la lutte est si fragile et l'espoir de gagner si mince le rêve où l'eau déplie son voile d'abandon je conçois que l'on parvienne au terme d'un chemin Rimbaud le sait si hautement porté à rompre Mais je ne (...)
  • Eclats d’abstrait, dans Fragmes (notes poétiques), le 9 mars 2016 N. de. S. [Nicolas de Staël] (Je crois que) je ne vis plus au présent devant ce mur qui me domine et m'ensevelit sous son ombre. un seul geste, bras tendu vers l'avant, suffit à mesurer la distance qui reste à parcourir et le souffle manque à (la vie) [barré] l'enfant pour accomplir sa volonté de naître. Attendre est devenu d'une futilité (sans égale) [barré] parfaite. Il n'y a (...)
  • Où vivre ?, dans Fragmes (notes poétiques), le 10 mars 2016 j'ai désigné le cœur du temps et de l'espace sous un ciel dispersé [début de vers déplacé en fin de texte] au-dessus des couleurs un jour de trop cherche sa place je suis passé par un désert à contre temps tout le rebours à vivre sans attendre sous quel soleil à quelle peur donner le sein mon être supprimé dans l'avatar de la tempête toute guerre promet l'enracinement de la haine (...)
  • Veilleur d’étoiles, dans Fragmes (notes poétiques), le 18 mars 2016 Joie tu as vu la mort détournée d'un corps gisant, inhabité. la sentence tombée de ton regard. Sous la terre, une commune renaissance, victoire de la lumière sur la nuit errante. Dans un dernier défi, devinée la parole, étreinte vocale sur le seuil du fini. tu as vu, la mort détournée d'un corps gisant, la sentence tombée de ton regard inhabité : sous la terre [barré] une (...)
  • Les ombres lunatiques, dans Fragmes (notes poétiques), le 19 mars 2016 Dans Debord dans le bruit de la cataracte du temps, Daniel Blanchard dit de la nostalgie qu'elle est « plaie à vif de la mémoire ». Pour Serge Velay, elle est « garante de l'authenticité ». Je dis ce qui saigne de ma mémoire. ce qui menace de s'enfouir. ne jamais renoncer, pas même devant l'informulable. le poème est [souligné deux fois] le refus du renoncement face à (...)
  • "L’eau désire un silence", dans Notebook, le 22 mars 2016 Quelques traces des journées poétiques dont il est question ici. Le travail à découvrir de Marie Jakobowicz aux éditions K'A d'André Robèr. « Il y eut trois voies dans ma vie Le Savoir L'enseignement pour transformer les mentalités et le monde Et la création Ces trois voies continuent et se complètent », écrit l'auteur en quatrième de couverture d'un ouvrage rassemblant textes et (...)
  • Les dieux aveugles, dans Fragmes (notes poétiques), le 21 avril 2016 La nuit coulait au-dessus de nos têtes. Rien ne viendrait de ce ciel-là. Je devais franchir des grilles métalliques pour me présenter nu devant son cœur. Le corps manquait à l'âge des rameurs. Des fantômes grimpaient dans les cyprès d'où ils nous regardaient, hagards et désarmés. Voici de grands soleils. Des reflets d'or. La lune tendre. Ses pieds dans l'herbe et le monde qui nous (...)
  • LABORatoire, dans Mélanges, le 25 octobre 2016

    Le carnet dans tous ses états, avec Hélène Peytavi et Muriel-Valat B.

    [Du 5 au 26 novembre à la librairie Torcatis de Perpignan, deux plasticiennes - Hélène Peytavi et Muriel-Valat B. présenteront une exposition croisée. Sous les titre En double compagnie, cet accrochage commun aura pour thème "le carnet dans tous ses états" : carnet de travail, d'esquisse, de notes etc... Une table-ronde est prévue le samedi 12 novembre à 17 h qui rassemblera (...)
  • "Je me sens disloqué...", dans Notebook, le 15 novembre 2016

    Allons-nous laisser une dictature s’installer à nos portes sans sourciller ?

    [15 novembre 2016] Lettre à un ami perdu - La nuit est tombée tôt, ce soir, sur les toits alentour. J’ai pensé à vous durant toute cette journée enveloppée de nuages gris et de silence, m’interrogeant sur chacun des gestes que vous accomplissiez lorsque notre présence ne s’avérait plus indispensable. La rumeur de la ville s’est tue. Je n’ai pas pu retenir une larme. Je voyais, au (...)

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