Les cahiers de Serge Bonnery

feuilleton

Articles

  • Les Géorgiques # 13, dans Claude Simon, le 23 septembre 2013 Et dire que je le voulais mien... (extrait de Triptyque pour Claude Simon, à paraître en octobre à la librairie Torcatis) J’ai voulu habiter ce livre, vivre avec, l’emporter partout avec moi, au travail, dans la rue, en montagne, au restaurant, l’ouvrir au hasard de ses pages, l’occuper, oui, je dis bien l’occuper (pas au sens où l’on peut encore entendre ce verbe désignant dans (...)
  • Les Géorgiques # 12, dans Claude Simon, le 19 septembre 2013 Visage(s) de LSM # 1 - L’aventure du roman Passées les sept pages de prologue sur lesquelles il y aura un jour à dire, Les Géorgiques s’ouvre sur la figure de LSM, l’un des trois personnages (avec le cavalier emporté dans la débâcle de 1940 et O. engagé dans la guerre d’Espagne) autour desquels se construit la trame du récit. Il a cinquante ans, est la toute première information (...)
  • Les Géorgiques # 11, dans Claude Simon, le 16 septembre 2013 La traversée des saisons (extrait du texte Triptyque pour Claude Simon à paraître début octobre à la Librairie Torcatis) ... Sur cette terre où vie et mort sont intimement mêlés, le temps historique - chronologique - est happé (pas effacé, non, simplement happé) par un temps plus vaste, celui - cyclique - des jours, des nuits et des saisons et son cortège de régénérescences, un (...)
  • Les Géorgiques # 10, dans Claude Simon, le 12 septembre 2013 Faire Ce verbe, parmi les plus usités, d'une banalité (presque) déconcertante, mêlé à toutes les sauces, caméléon des langages (je fais du pain, je fais un gâteau, je vais faire un tour, je fais le plein, je fais l'amour etc...) et qui, dans sa toute première acception, signifie réaliser (construire, fabriquer), Claude Simon l'emploie dès qu'il s'agit de dire en quoi consiste, pour (...)
  • Avec Sollers, dans Claude Simon, le 9 septembre 2013 Dans ce parcours de lecture/écriture à partir des Géorgiques de Claude Simon, nous ouvrirons de temps à autre une parenthèse. Je dis de temps à autre car au moment où je parle, j'en ignore la périodicité et je ne sais pas, au fond, au moment de faire, où tout cela va nous mener. Une parenthèse, comme une respiration, un palier, exactement comme on en observe lors d'une longue (...)
  • Les Géorgiques # 9, dans Claude Simon, le 2 septembre 2013 Prétexte "Et les descriptions ! Rien n'est comparable au néant de celles-ci ; ce n'est que superposition d'images de catalogue, l'auteur en prend de plus en plus à son aise, il saisit l'occasion de me glisser ses cartes postales, il cherche à me faire tomber d'accord avec lui sur des lieux communs" : c'est André Breton qui parle. Ou plutôt proclame, dans le Manifeste du (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 8, dans Proust, le 4 février 2014 L’allée des Acacias ou la mort des Dieux« Le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant ; et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas, comme les années ». Marcel Proust "... à la hauteur d'une victoria..." Nous sommes à la fin de Nom de Pays : le nom qui clôt Du côté de chez Swann. C’est la fin de l’automne. L’atmopshère est nostalgique. (...)
  • Un roman photo # 21, dans Un roman photo, le 7 février 2014 Elles s’étaient quittées avec en tête la promesse de se revoir. Elles se sont retrouvées dans un bistrot de quartier où l’une d’elles avait ses habitudes. Son amie porterait un pull over rouge en signe de reconnaissance. Tout cela remontait si loin. Un ciel gris enveloppait la ville. Elles sont demeurées longtemps, face à face, à échanger leurs souvenirs. Personne autour (...)
  • Un roman photo # 22, dans Un roman photo, le 14 février 2014 Elle ne sait pas. Elle attend son propriétaire. Elle sait qu’il reviendra mais ne peut pas dire quand. Si un gendarme l’approche, tourne autour d’elle avec l’intention de la verbaliser, s’il l’interroge sur la durée du stationnement, elle ne répondra pas. Elle ne dira rien. Elle préfère le passant, le curieux sympathique qui l’observe et pose sa main sur son dos, ses doigts sur ses (...)
  • Marcel Proust au pied de la lettre # 9, dans Proust, le 19 février 2014 Comme le doigt de Dieu Nous vivons tous avec en tête des souvenirs de clochers de villages... D’aussi loin que je me souvienne, lorsque j’étais autorisé à sortir le dimanche (il fallait pour cela qu’il ne plût pas ni que le moindre souffle de vent ne fît grincer les volets de la maison), nous partions en promenade dans le village selon un trajet qui consistait à en faire le tour (...)

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