Les cahiers de Serge Bonnery

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Voué au réel

jeudi 4 janvier 2018, par Serge Bonnery

L’ouverture d’un nouveau cahier est toujours, en soi, un « petit » événement. Celui-ci portera la marque de Rimbaud car il sera un précieux auxiliaire dans l’accompagnement du projet. Le voyage à Charleville constituera, je l’espère, une étape décisive. Le rôle des lieux dans la formation de la langue.

Lascaux. Ils dessinaient sur les parois des scènes auxquelles ils venaient d’assister. Ces animaux gigantesques étaient là. Sous leurs yeux. Ailleurs n’existe pas. C’est une construction mentale pour un plus tard. Un panier de survie en cas de déroute.

Le réalisme poétique d’Essénine. Les images qu’il introduit dans ses poèmes ne sont pas produites par son imaginaire. Elles sont prélevées dans la réalité qui l’entoure. « …et le lait de tes vaches même se répandra dans mes poèmes » (1917).

Voué au réel plutôt qu’ancré dans qui laisse dans la bouche un arrière-goût de prison.

Par sa vie dissolue, sa fréquentation des bas-fonds, ses provocations, Essénine a parfois été comparé à Rimbaud. « Je me suis allongé dans la boue » (Une saison en enfer). « … Et sa main de fer, inhumaine, Cueillant l’avoine de mes chants, Fera périr toutes mes graines… » (Essénine, 1919). Une main à charrue.

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