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Le Liban à travers les lignes

mardi 3 mai 2016, par Serge Bonnery

Comme chaque printemps, le Banquet du livre de Lagrasse invite à la découverte d’une littérature étrangère. Cette année, du 6 au 8 mai : le Liban, « en première ligne », un pays qui doit faire face à la fois à l’afflux de migrants déplacés par le conflit syrien et la tentative de mainmise des groupes islamistes - dont Daech - cherchant à s’y implanter pour étendre leur zone d’influence.

« Nous avions deux autres raisons d’inviter ce pays », indique Dominique Bondu, le directeur de la Maison du Banquet et des générations de Lagrasse qui accueille la manifestation. « Après avoir fait un tour d’Europe [1], il nous est apparu opportun de regarder ailleurs. Le Liban est une passerelle entre l’Orient et l’Occident ».

La deuxième raison est « une actualité éditoriale abondante ». Beaucoup de livres sont publiés en ce moment qui concernent le Liban. « Beaucoup de jeunes auteurs et surtout des femmes », se réjouit Dominique Bondu.

« Le Liban est un pays qui nous est proche par sa vie intellectuelle. Mais il nous est aussi lointain parce que nous avons des difficultés à en comprendre le fonctionnement », constate Dominique Bondu. La société libanaise, dit-il, est tiraillée entre « l’aspiration des individus à vivre leur vie en toute liberté » et des « traditions et liens familiaux » qui sont autant de freins à ce désir.

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Auteure de "Beyrouth la nuit" aux éditions Stock, Diane Mazloum représente une nouvelle génération d’écrivains libanais (photo droits réservés)

« Le Liban est pluriel », indique encore le directeur du Banquet, « par les langues qui y sont parlées - arabe, français, anglais - et par une constellation de religions ». De tout cela, évidemment, la littérature libanaise rend compte. Ce que montrera le Banquet à travers une pléiade d’invités (le programme complet est en ligne sur le site de la maison du Banquet).

« Cette littérature exprime une inquiétude d’être au monde, elle montre comment les tensions de cette société pèsent sur le vivre aujourd’hui », ajoute Dominique Bondu. Et ce n’est pas selon lui un hasard si « une majorité d’auteurs présents au Banquet seront des femmes ». « Cela dit quelque chose de la société libanaise actuelle. Elles sont porteuses des aspirations de l’individu à s’affranchir des clans familiaux... »


[1Les précédents Banquets de printemps ont été consacrés à l’Espagne, la Russie, l’Italie, l’Allemagne et la Grèce.

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