Les cahiers de Serge Bonnery

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Les ombres lunatiques

samedi 19 mars 2016, par Serge Bonnery

Dans Debord dans le bruit de la cataracte du temps, Daniel Blanchard dit de la nostalgie qu’elle est « plaie à vif de la mémoire ».

Pour Serge Velay, elle est « garante de l’authenticité ».

Je dis ce qui saigne de ma mémoire.
ce qui menace de s’enfouir.

ne jamais renoncer, pas même devant l’informulable.
le poème est [souligné deux fois] le refus du renoncement face à l’informulable.

[Note rajoutée le jour de la transcription] : et pourtant, Rimbaud renonce.

Ecrire, c’est ramener à l’être ce qui était passé dans le camp du non-être
qui a perdu son nom

je me souviens dans les campagnes des ombres lunatiques,
du sel aux lèvres des mendiants, des jours sans pain, du soleil
descendu sous le fleuve, du lent cortège des aveugles, aveuglément...

tu allais au bal, vêtue d’une robe noire, une rose à la boutonnière de ton gilet.
je m’approchais de la fenêtre et je te regardais partir dans la nuit pâle.

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