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Modernité de Louis Codet

dimanche 8 février 2015, par Serge Bonnery

[Né en 1876 à Perpignan où il a effectué une partie de sa scolarité, Louis Codet est mort le 27 décembre 1914 à l’hôpital du Havre, des suites d’une blessure reçue le 5 novembre de la même année sur le front belge, à Steenstrate, près d’Ypres. Il avait connu un destin prometteur d’écrivain avec, outre de nombreux articles dans des journaux et revues de son temps, la publication de deux romans : La Rose du Jardin (1907) et La Petite Chiquette (1908).
Fauché en pleine jeunesse, Louis Codet n’a pas moins laissé une œuvre abondante, omposée de proses (romans, récits), poèmes et chansons. L’essentiel a été publié à titre posthume aux éditions Gallimard. Ami d’Apollinaire, de Marie Laurencin, d’André Gide et d’Eugène Montfort, Louis Codet se situe au tournant du siècle, dans cette période d’intense création artistique où s’exprime déjà la modernité des temps futurs.
Voici une déambulation dans les textes de Louis Codet pour en goûter les élans novateurs. Cette évocation se veut une promenade amoureuse dans un authentique trésor oublié de littérature et de poésie. On trouvera dans l’anthologie de l’Epervier trois poèmes roussillonnais de Louis Codet, extraits du volume Poèmes et Chansons paru chez Gallimard en 1926.
Le texte ci-dessous est celui de la conférence prononcée le vendredi 6 février à la Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.]

Louis Codet est né le 8 octobre 1876 à Perpignan et les paysages du Roussillon, ainsi qu’on peut le lire dans ses textes, ont imprégné durablement son œuvre. Il est né non loin d’ici, dans l’hôtel familial de la rue de la Cloche d’Or où l’on peut encore voir aujourd’hui une plaque à son nom aux côtés de celle récemment scellée à l’occasion du centenaire de sa naissance, de Claude Simon qui vécut aussi en ce lieu.

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Claude Simon

Claude Simon… Ouvrons une courte parenthèse pour signaler ici le lien familial qui existe entre Louis Codet et Claude Simon et qui explique que leurs deux noms figurent désormais sur la façade de l’hôtel particulier de la rue de la Cloche d’Or. Louis Codet et la mère de Claude Simon - Suzanne Denamiel - sont cousins germains. Leurs mères - des Lacombe Saint-Michel - sont sœurs. A la mort de Louis Simon - le père de Claude - tué lui aussi dans les tout premiers jours de la Première Guerre mondiale, Paul Codet - frère de Louis - deviendra le tuteur de Claude Simon qui a vécu une grande partie de son enfance dans l’hôtel de la rue de la Cloche d’Or si magnifiquement évoqué dans son roman L’Acacia. Quant à Lacombe Saint-Michel, on retrouve le visage de l’ancêtre - LSM, général d’Empire qui avait voté la mort du roi - dans Les Géorgiques.

Louis Codet a toutefois un double enracinement. Roussillonnais par sa mère, il est aussi, par son père, originaire de Saint-Junien en pays Limousin. L’écrivain fut toujours très attaché à cette terre limousine dans laquelle il voyait « un pays de paradis » et dont il fut l’élu au cours d’une brève mais brillante carrière politique. Marchant dans les pas de son père Jean Codet, député puis sénateur, Louis Codet fut en effet député de l’arrondissement de Rochechouart (Haute-Vienne) entre 1909 et 1910.

Cette carrière politique donne à Louis Codet ce profil de l’intellectuel romantique du XIXe siècle pour qui la littérature n’est qu’une des facettes de l’activité. Souvenons-nous de Chateaubriand, de Lamartine ou encore de Victor Hugo, pour ne citer que ces trois grands là… Louis Codet, de ce point de vue, est bien l’héritier d’une tradition française. Il a été formé au Lycée Condorcet de Paris. Il est docteur en droit. Il fait partie de l’élite intellectuelle. Et donc, il écrit… naturellement. Naturellement est le mot qui convient si l’on en croit nombre de ses lecteurs - journalistes, critiques - qui salueront le naturel de son écriture, une écriture qui coule comme une source d’eau à laquelle chacun vient désaltérer sa curiosité littéraire.

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Louis Codet - Vue du Voramar à Collioure - 1905

Et pourtant, la littérature ne fut pas sa première vocation. Louis Codet voulait être peintre. Il fut un temps élève à l’Académie Julian où se retrouvaient les jeunes artistes pas assez « sages » dans leurs conceptions esthétiques pour être admis aux Beaux-arts. Julian, ce n’est pas rien dans le Paris de la fin du XIXe siècle : c’est l’école qui donnera naissance au groupe des peintres Nabis. Tous vouaient une grande admiration à Paul Gauguin qu’ils tenaient pour leur maître. Un artiste roussillonnais - le peintre et sculpteur Aristide Maillol - fut très proche des peintres Nabis.

Louis Codet voulut donc être peintre. Mais ce n’est pas dans les arts que son talent va trouver son épanouissement bien qu’une toile datée de 1905 exposée en 1998 à Perpignan et représentant une vue de Collioure laisse penser qu’il n’était pas maladroit dans le maniement du pinceau et la composition de sa palette. C’est cependant en littérature qu’il va véritablement trouver sa voie. Mais ce qu’il a appris dans l’art de peindre, Louis Codet en fera usage dans son écriture qui procède par touches de couleurs et fait de lui un peintre des sentiments et des sensations. Ecrire comme peindre... Claude Simon, plus tard, ne fera pas autre chose.

Louis Codet est l’ami des peintres. Deux ont particulièrement compté dans sa vie : Louis Bausil et George-Daniel de Monfreid. Le groupe d’artistes qui se réunissait autour de ce dernier au domaine Saint-Clément, à Corneilla-de-Conflent, appelait Monfreid « le Patron ». Il était l’aîné de la tribu. L’ami et le confident de Paul Gauguin. Dans son entourage, on croisait les écrivains Eugène Montfort, Victor Segalen, Gilbert des Voisins, les peintres Albert André, Louis Valtat, le compositeur Déodat de Séverac, le pianiste Ricardo Vines, les sculpteurs Aristide Maillol ou encore Gustave Violet, peintre perpignanais très lié à Louis Codet, tout comme Louis Bausil. Pour tous ces créateurs, Luis Codet était « le bon maître », ce qui atteste de la place centrale qu’il occupait au sein du groupe.

Toute cette période a été magnifiquement évoquée lors d’une exposition en mai-juin 1951 à la librairie Jean Loize à Paris. Cette exposition avait donné lieu à la publication d’un livre-catalogue, réalisé par Jean Loize en personne, intitulé : De Maillol et Codet à Segalen, les amitiés du peintre George-Daniel de Monfreid et ses reliques de Gauguin.
Une exposition, organisée à Perpignan en 1998, a évoqué, à son tour, cette période faste de la création artistique qui plaça Le Roussillon à l’origine de l’art moderne. C’était le titre de l’exposition.

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Portrait photographique de Louis Codet

Louis Codet vit à une époque charnière. La fin du XIXe siècle voit la mort lente du roman naturaliste tel que l’avait conçu et magnifié Emile Zola. C’est la peinture des sentiments qui, en ce début du XXe siècle, est en train de prendre le pas sur les tableaux de la vie sociale et politique. De Balzac et de Flaubert, la nouvelle génération retient l’art du portrait dans sa dimension psychologique. Avec Marcel Proust, l’histoire - la trame du récit - va disparaître au profit d’un art du détail qui finira par composer la vaste fresque de La Recherche du Temps Perdu.

Mais Marcel Proust n’a encore rien publié de significatif quand Louis Codet entre en littérature dans le sillage d’André Gide et d’Eugène Monfort. Ce dernier deviendra son grand ami au point que Paul Codet le suivra lors de la rupture avec Gide pour trouver refuge dans les pages de la gazette Les Marges qu’Eugène Montfort avait fondée dès 1903 et dont il était à cette époque l’unique rédacteur, un peu à la manière de Péguy avec Les Cahiers de la Quinzaine.

Avant cette brouille dont le milieu littéraire parisien a le secret, Louis Codet et Eugène Montfort ont participé é à la création d’une revue appelée à devenir le carrefour de toute la littérature de l’époque : la Nouvelle Revue Française. Soyons précis. Le nom de Louis Codet ne figure pas dans la liste des fondateurs ni dans le comité de rédaction mentionnés au sommaire du premier numéro de la NRF, le 15 novembre 1908. Il figure par contre parmi les collaborateurs de la revue. En outre, un certain Jean Viollis - romancier qui n’a guère laissé de trace - signe dans ce premier numéro, une page critique consacrée à La Petite Chiquette, le deuxième roman de Louis Codet qui vient de paraître chez Fasquelle après La Rose du Jardin paru l’année précédente chez le même éditeur.

Louis Codet passe pour avoir participé à la rédaction de la note d’intention publiée dans le premier numéro de la NRF daté du 15 novembre 1908 et dans laquelle la revue se propose de faire écho à « l’apport nouveau qui doit distinguer les écrivains d’aujourd’hui de ceux d’hier » : tel est le dessein de la génération de Louis Codet. Se distinguer des illustres aînés que furent, dans le roman, Balzac et Flaubert, en poésie Rimbaud, Baudelaire et Mallarmé.

S’exprime déjà là, une soif de modernité. Louis Codet y avait sans doute pris goût dans sa fréquentation de la bohème de Montmartre et de Montparnasse qui sert de toile de fond à son roman La Petite Chiquette dont le personnage du peintre, Caboche, n’est autre que Louis Bausil. Louis Codet s’était un temps lié d’amitié avec Marie Laurencin et Guillaume Apollinaire, lequel mentionne plusieurs toiles de Louis Bausil vues lors d’une exposition, en 1912, à la galerie Georges Petit à Paris. « Sites du Roussillon, printemps graves aux ombres mauves, belles atmosphères, cet art est franc, simple et clair… », écrit le poète.

Art franc, simple et clair : ces qualificatifs s’appliquent aussi à l’écriture de Louis Codet.
« On ne saura jamais, écrit-il à son ami Louis Bausil le 1er février 1902, tout ce qui se cache de singulier à l’ombre de la littérature ». C’est cette singularité que Louis Codet a cultivée tout au long de sa vie d’écrivain. Dès ses premières publications, le style est assuré. Fixé. Comme si Louis Codet n’avait pas eu besoin de beaucoup chercher pour trouver sa voix.

La peinture joue un rôle de premier plan dans son œuvre écrite. « Je me sens rempli par l’air, par la vue des fleurs, des arbres et du soleil »… écrit-il pendant une convalescence, en 1903. « Il est remarquable, s’étonne-t-il encore, que les membres de ma famille les plus intelligents sont presque toujours ceux qui écrivent de la manière la plus rapide et la plus plate tandis que ceux qui passaient pour moins intelligents ont fait des lettres d’une fraîcheur et d’un pittoresque surprenants ! » Ce constat est tout sauf anodin. Pour Louis Codet, écrire n’est pas affaire d’intellect, d’intelligence, de raisonnement, mais de sensations. De perception.

1907 et 1908 sont pour Louis Codet deux années d’une intense activité littéraire. Outre les deux romans qui viennent de paraître, il écrit pour le théâtre. « Ma pièce va de l’avant, elle est aux mains de Lugné-Poë [1] qui promet de la jouer à l’automne », écrit-il à Eugène Montfort le 6 juillet 1908.

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Henry Bataille

Louis Codet avait déjà composé une oeuvre théâtrale, Le Bonheur des Autres. Le 18 mars 1906, il avait annoncé à Eugène Montfort qu’elle serait lue « sans doute dans la première quinzaine de mai aux Escholiers ». Il avait fait ses premières « armes » théâtrales avec le poète Henry Bataille, enterré à Moux, près de Carcassonne. Ils travaillèrent ensemble à une adaptation de Tolstoï, sous le titre Résurrection. La pièce a été jouée en 1902 au théâtre de l’Odéon avec, dans le rôle principal, l’actrice Berthe Bady qui n’était autre que la maîtresse de Bataille. Louis Codet n’est-il pas allé au bout du projet ? Son nom ne figure pas sur l’annonce du spectacle, le texte y étant attribué au seul Henry Bataille.

Le bouillonnement artistique de l’époque place Louis Codet dans la perspective d’une modernité qui s’exprimera bientôt en peinture avec les artistes amis d’Apollinaire (Sonia et Robert Delaunay, Marie Laurencin, le Douanier Rousseau…) et très vite aussi par l’irruption du cubisme autour de Picasso, Braque, Juan Gris et un poète originaire de Narbonne, Pierre Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud.

Louis Codet ne saurait être compté au rang de ces avant-gardes. Mais il est intéressant de voir que dès les années 1905, il pressent les bouleversements que précipitera quelques années plus tard la Première guerre mondiale. Le 17 avril 1905, il écrit à son ami Eugène Montfort : « Le monde traverse une crise étrange et je ne sais ce que l’on enfantera, mais quel malaise ! » « Nous avons peut-être dépassé l’âge où l’on pouvait encore faire un tableau », lui confie-t-il la même année après une visite au Salon d’automne [2] où il a été impressionné par les sculptures de Rodin. Mais de cette modernité Louis Codet goûtera peu de choses. Le temps de la guerre arrive. Il lui sera fatal.

Le 2 août 1914, Louis Codet est mobilisé, comme tous les hommes de sa génération. Il est incorporé au 90e Régiment territorial d’infanterie avec le grade de sous-lieutenant. Le 90e est le régiment du pays limousin d’où Louis Codet est originaire par son père. Il est composé de jeunes Limousins, Creusois et Charentais et payera un lourd tribu aux premières années de guerre. En 22 mois de présence au front, on y déplore 521 morts et 832 blessés.

Placé sous le commandement du lieutenant-colonel Vachaumard, le régiment se met en marche le 11 août 1914. Le lendemain, il débarque à la gare d’Ivry avec pour mission d’occuper le secteur Sud-Ouest du camp retranché de Paris. Ce « répit » loin du feu des canons est de courte durée. Dès le début du mois d’octobre, le régiment est envoyé dans les Flandres belges. Le voici au cœur même de ce que les historiens ont nommé la course à la mer. Il s’agit, pour le 90e, d’atteindre la mer du Nord mais après les chutes brutales des villes de Gand, Bruges, Ostende, c’est derrière l’Yser - le nom du fleuve côtier qui arrose le secteur d’Ypres - que Français, Belges et Anglais se préparent à recevoir le choc.

La bataille débute le 15 octobre. Le 4 novembre, Louis Codet est blessé par un éclat d’obus dans le secteur de Steenstrate, un hameau situé non loin d’Ypres. Il est évacué, puis hospitalisé. Commence alors pour lui le long chemin de la convalescence à l’hôpital du Havre où il est rejoint par sa femme, Marguerite Diemer, d’origine strasbourgeoise, dans les bras de laquelle il meurt le 27 décembre 1914. Ils s’étaient mariés un an plus tôt, en décembre 1913.

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1914 - Sur le front belge, à Ypres

« J’ai reçu il y a cinq jours, aux premières lignes de feu, des éclats d’obus dans le cou non loin de la carotide… J’étais depuis trois semaines sous le feu des Boches », écrit Louis Codet le 10 novembre 1914 à son ami Eugène Montfort.

Le 16 novembre, au même : « Ma blessure n’est pas dangereuse. Je l’ai échappé belle, voilà tout… » A ce moment, l’espoir de guérison reste entier.

Voici le récit que Louis Codet donne de sa blessure, dans une lettre à Eugène Montfort datée du 16 novembre 1914. « J’ai été blessé le 5, dans la plaine flamande, après être sorti des tranchées l’après-midi pour faire un mouvement en avant. On s’attendait à une charge des Boches. Les obus se sont mis à hacher les saules, au-dessus du fossé où je me tenais ; l’homme qui était blotti à côté de moi m’a dit : « je suis blessé, je crois que je n’ai plus de nez ». En effet, il n’en avait plus. J’ai cru devoir lui dire qu’il en restait encore et je l’ai pansé. Son pansement achevé, j’ai été atteint à mon tour. Peu de souffrance ; un flot de sang qui sortait du cou, côté gauche. Les hommes me couchent sous un petit toit de terre qui abritait un coin de fossé ; l’un d’eux met son pouce sur ma plaie, on me panse. Et je reste là jusqu’à la nuit, pendant cinq ou six heures. Je saignais beaucoup, j’entendais les hommes chuchoter : « Est-ce qu’il bouge ? Est-ce qu’il parle encore ? Non, il ne remue plus… »

L’évacuation du blessé s’effectue en civière, sur les épaules des hommes chargés d’organiser les secours. « Nuit étoilée, se souvient Louis Codet. Un dernier obus au-dessus de nous. Par bonheur, point de fusillade… »

« Je mange, je fume, je bois, je lis, je joue au billard. Je n’ai pas encore retrouvé ma voix qui est très voilée, presque éteinte… », écrit-il encore dans cette même lettre.

Ma voix… presque éteinte… C’est en effet la voix d’un authentique poète qui est en train de s’éteindre, comme se sont éteintes les voix de Charles Péguy, d’Alain-Fournier et de tant d’autres.

24 novembre 1914 à Eugène Montfort : « Tu me demandes si je croyais mourir quand j’étais blessé… Eh bien ! Je ne croyais pas, j’avais un trou dans le cou, d’où le sang avait jailli comme une fontaine (…) J’attendais. Je pensais que je serais fixé dans une demi-heure… une heure (…) J’avais les mains absolument glacées (…) J’ai eu deux étouffements, quelques secondes d’angoisse (…) Dans le doute où j’étais je songeais à la mort avec une grande tranquillité (…) Je crois que généralement, à la guerre, ceux qui pansent regardent la mort en face. D’ailleurs, on ne redoute que la blessure affreuse… »

La santé de Louis Codet ne s’améliore pas. Le 8 décembre, alors qu’il espérait encore se sortir d’affaire, il raconte à Eugène Montfort que le dimanche précédent, il a été pris d’un malaise dans la salle à manger de l’hôpital. La carotide saigne à nouveau. Il doit être opéré. « Je suis couché, faible et ne puis rien faire… », écrit-il à son ami. Ce seront ses derniers mots couchés sur le papier.

Le 19 décembre, Marguerite Codet écrit à Eugène Montfort : « Louis est encore trop mal pour faire sa correspondance (…) Il a été opéré d’un anévrisme à la carotide il y a huit jours. Avant hier, il a eu une rechute, une hémorragie qui a nécessité une seconde intervention. Il a de la fièvre et souffre beaucoup. Mon inquiétude est grande… »

Le 27 décembre, Marguerite Codet envoie un télégramme à Eugène Montfort : « Louis décédé ce matin… »


Bibliographie de Louis Codet :
Un apprentissage (1903, publié en 1926 sous le titre Louis l’indulgent)
La Rose du jardin, chez Fasquelle en 1907
La Petite Chiquette, toujours chez Fasquelle en 1908
César Capéran, chez Gallimard en 1918
La Fortune de Bécot, 1921
Voyage à Majorque, 1925
Louis l’indulgent, 1926
Poèmes et chansons, 1926
Lettres à deux amis (Eugène de Montfort et Louis Bausil), 1927
Les carnets de notes de Louis Codet, édités à La Tramontane par les Amis de Louis Codet, 1967
César Caperan a fait l’objet d’une réédition en 2008 au Serpent à Plumes


[1Lugné-Poë était un acteur et metteur en scène de renom. Il avait notamment fondé le Cercle des Escholiers.

[2Le Salon de 1905 est celui qui fait basculer la peinture dans la modernité avec l’exposition des œuvres de Matisse, Derain, Vlaminck, Camoën, Albert Marquet et un jeune artiste du nom de Kandinsky.

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