Les cahiers de Serge Bonnery

Accueil > Ecriture/s > Séries > Un été 14 > Un été 14 # argument

Un été 14 # argument

lundi 21 juillet 2014, par Serge Bonnery

Les fonds d’archives de la presse en Languedoc-Roussillon

L’idée d’écrire un feuilleton sur l’été 14 - peut-être viendront ensuite l’automne et pourquoi pas l’hiver… - s’inscrit dans le cadre du Projet 14 de L’Epervier incassable qui se propose de porter un regard sur la période du côté de la littérature, de la poésie et des arts à travers notamment les figures et les œuvres de deux poètes : Guillaume Apollinaire et Joë Bousquet.

Le propos, dans le feuilleton Un Eté 14, consiste à décrire l’atmosphère qui régnait il y a cent ans dans une région du Sud de la France où l’on s’apprêtait à prendre les armes tout en redoutant le moment où la guerre ramènerait ses premiers morts sur leur terre natale.

Ce feuilleton est une fiction. Mais il n’était pas question de s’affranchir de la réalité historique. Depuis 2007, le pôle associé Région Languedoc-Roussillon met en oeuvre la numérisation de la presse locale et régionale, un fonds dont Languedoc-Roussillon Livre et Lecture (LR2L) assure la valorisation. Ce fonds que l’on peut consulter gratuitement en ligne sur les sites des différentes médiathèques et services d’archives partenaires de l’opération, fourmille de détails sur la vie quotidienne de l’époque. Le contenu des journaux permet de mieux cerner l’atmosphère qui régna durant l’été 14 marqué par la montée d’une inexorable logique de guerre mais où perçait, pour peu de temps encore, l’insouciance des heures douces du repos et de la monotonie…

Cette chronique est construite à partir de ces fonds d’archives de la presse locale en Languedoc-Roussillon. C’est pourquoi on trouvera au fil du récit les liens hypertextes renvoyant à la consultation des exemplaires numérisés ayant nourri la fiction.

La trame

Le feuilleton Un été 14 met en scène une famille de Perpignan. Le père, Adrien, est médecin généraliste après avoir fait carrière dans l’armée. De la mère, Joséphine, issue d’une riche lignée de propriétaires terriens ayant fait fortune dans l’élaboration et le commerce du vin, provient l’essentiel de la fortune familiale.

Adrien et Joséphine ont deux fils. L’aîné, Charles, poursuit ses études de médecine à Montpellier. A vingt ans, il ne tardera pas à être mobilisé. Son frère cadet, Claude, est âgé de 10 ans en 1914. Il se passionne pour l’étude du piano, sa collection de timbres et la lecture des journaux que son père ramène le soir à la maison après sa journée de travail.

Comme tous les ans, la famille passe l’été en villégiature dans la station thermale d’Amélie-les-Bains où Madame soigne son asthme dans la compagnie de son livre de chevet : Du côté de chez Swann de Marcel Proust. Adèle, la bonne, veille à la tenue de la maison héritée d’un vieil oncle du côté maternel et qui n’ouvre ses nombreuses fenêtres qu’à la belle saison.

Plongé dans la lecture de la presse et des revues médicales où il arrive que son père publie des articles scientifiques, Claude trompe son ennui en rédigeant son journal intime dans le secret de sa chambre. Tandis qu’au salon, entre l’heure du thé et les croquants de Saint-Paul, l’attend pour ses deux heures quotidiennes de gammes et d’exercices, le piano Amédée Thibout qui n’est jamais parfaitement accordé. Mais d’autres dissonances vont se produire dans la vie de cette famille, plus terribles que les sons discordants d’un piano d’occasion...

>

Forum

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.