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"Le pli est pris", Baudelaire anonyme

mercredi 15 janvier 2014, par Serge Bonnery

Entre le 9 décembre 1852 et le 8 mai 1854, Charles Baudelaire compose sept poèmes qu’il envoie à Madame Sabatier, précisant dans le premier courrier qui contient A une femme trop gaie, le 9 décembre 1852, que ces vers lui sont destinés à elle et à elle seule : "La personne pour qui ces vers ont été faits, qu’ils lui plaisent ou qu’ils lui déplaisent, quand même ils lui paraîtraient tout à fait ridicules, est bien humblement suppliée de ne les montrer à personne". La raison du secret ? Baudelaire la donne dans la phrase suivante : "Les sentiments profonds ont une pudeur qui ne veut pas être violée". Lui-même ne désire pas se dévoiler puisque la lettre et le poème expédiés à Madame Sabatier sont d’une main anonyme. "L’absence de signature n’est-elle pas un symptôme de cette invincible pudeur ?".

Le 3 mai 1853, Baudelaire - toujours sous le signe de l’anonymat - envoie de Versailles un nouveau poème, "A A.", qui sera repris dans Les Fleurs du Mal sous le titre Réversibilité. S’ensuit un nouvel envoi, daté de Paris, mai 1953 sans plus de précision, qui contient - sans titre - le sonnet L’Aube Spirituelle précédé d’une seule phrase écrite en anglais : "After a night of pleasure and desolation, all my soul belongs to you" (Après une nuit de plaisir et de désolation, toute mon âme vous appartient). La lettre ne comporte une nouvelle fois aucune signature, et contrairement à ce qu’indique le texte, la liaison proprement dite entre Baudelaire et Madame Sabatier ne deviendra effective que des années plus tard. Enigmatique.

Le 9 mai 1853, Baudelaire écrit sa lettre de Versailles. Elle contient - sans titre encore -Confession. Baudelaire s’y moque de son anonymat qu’il qualifie d’enfantillage, "mais qu’y faire ?" "N’y a-t-il pas quelque chose d’essentiellement comique dans l’amour ? - particulièrement pour ceux qui n’en sont pas atteints", se demande-t-il.

Madame Sabatier se prénommait Aglaé-Joséphine, prénoms auxquels elle préférait celui d’Apollonie à qui est dédié Réversibilité (A A.) et que retiendra aussi Théophile Gautier : "J’aime ton nom Apollonie, Echo grec du sacré vallon..." (poème recueilli dans Emaux et Camées). Née le 7 avril 1822 à Mézières (tout près de Charleville où naîtra Rimbaud), Apollonie Sabatier était peintre et tenait salon à Paris où elle fut présentée à Baudelaire par Théophile Gautier. Ce n’est pas comme artiste qu’elle est entrée dans la postérité. Mais comme amante et dédicataire de poèmes de Baudelaire. Elle aurait en outre servi de modèle à Courbet pour son fameux tableau, L’origine du monde. Elle est enfin représentée par Auguste Clésinger dans sa sculpture Femme piquée par un serpent. On raconte que son amant du moment, le riche collectionneur Alfred Mosselman, la fit mouler pour la montrer à ses amis, puis sculpter par Clésinger. Histoire étrange.

Mais poursuivons. En février 1854, le 7 exactement, Baudelaire persiste - sans pour autant signer - et adresse à sa muse le poème qui sera publié dans les Fleurs du Mal sous le titre Le flambeau vivant. Dans la lettre, il revient sur la "lâcheté de l’anonyme", selon sa propre expression : "Quant à cette lâcheté de l’anonyme, que vous dirai-je, quelle excuse alléguerai-je, si ce n’est que ma première faute commande toutes les autres, et que le pli est pris". Comment Baudelaire tente-t-il d’expliquer la lâcheté dont il s’accuse ? Par la crainte, pire, "la peur horrible de vous déplaire" en composant des vers mauvais. Chez Baudelaire, la Beauté est angoisse. Inaccessible ? Ainsi qu’il le dira magnifiquement dans L’invitation au voyage.

Le 16 février de la même année, nouvel envoi. Le sixième poème que Baudelaire a composé pour Apollonie Sabatier ne portera jamais de titre. Il paraîtra dans les Fleurs du Mal sous le numéro XXXVII, Que diras-tu ce soir.... Et la lettre qui l’accompagne parle, justement, d’idéal à propos de l’amour qui, pour le poëte, ne peut qu’être désintéressé. Lisons : "Je ne sais si jamais cette douceur suprême me sera accordée de vous entretenir moi-même de la puissance que vous avez acquise sur moi, et de l’irradiation perpétuelle que votre image crée dans mon cerveau. Je suis simplement heureux, pour le moment présent, de vous jurer de nouveau que jamais amour ne fut plus désintéressé, plus idéal, plus pénétré de respect que celui que je nourris secrètement pour vous, et que je cacherai toujours avec le soin que ce tendre respect me commande". Le secret : voilà l’idéal, la beauté de l’amour, irradiation perpétuelle, dissimulée aux yeux du monde, la beauté dérobée dans le but de sa préservation.

Dans ce poème numéro XXXVII - Que diras-tu ce soir - il est question de chair spirituelle. De parfum des Anges. De fantôme qui danse comme un flambeau. Et cette injonction qui poursuit inlassablement Baudelaire et le poursuivra toute sa vie : "Que pour l’Amour de moi vous n’aimiez que le Beau". Reprenons du début. C’est le fantôme qui parle. Ce fantôme de chair spirituelle qui a revêtu le parfum des Anges et ordonne au poëte de n’aimer que le Beau par Amour.

Au mois de février 1854, c’est Apollonie Sabatier qui incarne ce fantôme d’amour. Elle est la très-Belle, la très-Bonne et la très-Chère. L’Ange gardien, la Muse et la Madone. C’est intéressant, l’Ange gardien. La Muse, la Madone, nous voyons à peu près ce dont le poëte parle. Mais l’Ange gardien. Gardien de quoi ? De quel secret ? Gardien de l’Amour, de la Beauté, du Beau par Amour ? "Que pour l’Amour de moi vous n’aimiez que le Beau". Les majuscules sont de Baudelaire. Je ne vois rien d’autre.

8 mai 1854. Il nous faut avancer. Baudelaire écrit à la très-Chère, à la très-Belle, à l’Ange. Le poëme qui terminera sa course au milieu des Epaves, en marge donc des Fleurs du Mal, reprend sensiblement les termes du précédent, le fameux XXXVII. Il y est à nouveau question de parfum."Sachet toujours frais qui parfume", "Encensoir toujours plein qui fume". L’Ange est là. Et la clarté, aussi. "Et son oeil nous revêt d’un habit de clarté" (XXXVII). "A la très-Chère, à la Très-Belle, Qui remplit mon coeur de clarté" dit l’incipit du poëme envoyé le 8 mai.

La lettre qui accompagne le poëme est une extension de la précédente, celle du 16 février. Il y regrette "la même déplorable habitude, la rêverie et l’anonyme". Le "ridicule anonyme". "La crainte que les vers soient mauvais". Il faut la lire, cette lettre. Elle en dit long sur l’homme qui l’écrit. Baudelaire explique à Madame Sabatier qu’il a peur d’elle. "J’ai si peur de vous..." Voilà une raison qui l’a poussé vers l’anonymat. La peur. Mais nous allons découvrir que ce n’est pas la seule, peur. "N’êtes-vous pas", demande le poëte à sa Muse, "non seulement une des plus aimées, mais aussi la plus profondément respectée de toutes les créatures ?" La preuve qu’elle l’est ? "Ne trouvez-vous pas naturel, simple, humain, que l’homme bien éprishaïsse l’amant heureux, le possesseur ?". Plus loin (pour comprendre, il faut avancer, encore), ceci : "Quand mon être est roulé dans le noir de sa méchanceté et de sa sottise naturelles, il rêve profondément de vous. De cette rêverie excitante et purifiante naît généralement un accident heureux". La peur de salir : voilà l’autre peur qui hante Baudelaire et lui commande de se tenir à distance de l’aimée qu’il finit par placer lui-même dans une position volontairement inaccessible. Pourtant, "vous êtes pour moi la plus attrayante de toutes les femmes", mais pas seulement. Madame Sabatier est aussi "la plus chère et la plus précieuse des superstitions". Une supersition est un sentiment de vénération religieuse fondé sur la crainte, explique Littré. Nous y sommes. En plein.

Cette lettre du 8 mai 1854 est la dernière de ce que nous pourrions appeler le cycle des poëmes à Madame Sabatier. Les sept textes paraîtront dans les Fleurs du Mal, en 1857, dans un ordre qui ne respecte pas la chronologie. Six sont rassemblés, font corps au coeur de Spleen et Idéal. Dans l’une des suites que voici, sachant qu’elles varient selon les éditions :

Le premier est le poëme XXXVII : Que diras-tu ce soir... (16 février 1854). Suivi de : Le flambeau vivant (7 février 1854), A celle qui est trop gaie (9 décembre 1852), Réversibilité (3 mai 1853),Confession (9 mai 1853), L’aube spirituelle (mai 1853).

Le septième et dernier poëme, A la très-Chère, à la très-Belle... (8 mai 1854) figure sous le titreHymne dans les Epaves publiées par Poulet-Malassis en 1866 et contenant notamment les six poëmes interdits lors du procès de 1857. Rappelons que le poëme A celle qui est trop gaie figurait dans la liste des textes censurés par le tribunal.

Les poèmes à Mme Sabatier, par Charles Baudelaire

Avertissement : nous donnons ici les sept poèmes écrits par Charles Baudelaire pour Mme Apollonie Sabatier, dans l’ordre chronologique de leurs envois à la dédicataire. Les six premiers sont regroupés au sein des éditions des Fleurs du Mal, dans la section Spleen et Idéal. Le dernier - A la très-Chère, à la très-Belle… du 8 mai 1854 - a été publié dans les Epaves de 1866. Nous publions les poèmes tels qu’ils ont été envoyés par Baudelaire à Mme Sabatier. Entre parenthèses, sont données les variantes figurant dans le texte de l’édition originale des Fleurs du Mal (1857).

A une femme trop gaie (A celle qui est trop gaie)

Ta tête, ton geste et ton air (Ta tête, ton geste, ton air)

Sont beaux comme un beau paysage,

Le rire joue en ton visage

Comme un vent frais dans un ciel clair.

Le passant chagrin que tu frôles

Est éclairé (ébloui) par la santé,

Qui jaillit comme une clarté

De tes bras et de tes épaules.

Les retentissantes couleurs

Dont tu parsèmes tes toilettes

Jettent dans l’âme (l’esprit) des poètes

L’image d’un ballet de fleurs.

Ces robes folles sont l’emblème

De ton esprit bariolé ;

Folle dont je suis affolé,

Je te hais autant que je t’aime.

Quelquefois dans un beau jardin

Où je traînais mon agonie (atonie),

J’ai senti comme une ironie

Le soleil déchirer mon sein.

Et le printemps et la verdure

Ont tant humilié mon coeur

Que j’ai puni sur une fleur

L’insolence de la Nature.

Ainsi je voudrais, une nuit,

Quand l’heure des voluptés sonne,

Vers les trésors de ta personne,

Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier la chair joyeuse,

Pour meurtrir ton sein pardonné,

Et faire à ton flanc étonné

Une blessure large et creuse,

Et, délicieuse (vertigineuse) douceur,

A travers ces lèvres nouvelles,

Plus éclatantes et plus belles,

T’infuser mon sang, ô ma soeur (T’infuser mon venin, ma soeur !).

A A. (Réversibilité)

Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse,

La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,

Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits

Qui compriment le coeur comme un papier qu’on froisse ?

Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse ?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,

Les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel,

Quand la Vengeance bat son infernal rappel

Et de nos facultés se fait le capitaine ?

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,

Qui le long des longs murs de l’hospice blafard,

Comme des prisonniers (exilés), s’en vont d’un pas (pied) traînard,

Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,

Et la peur de vieillir, et ce honteux (hideux) tourment

De lire la secrète horreur du Dévouement

Dans les yeux où longtemps burent nos yeux avides ?

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,

David mourant aurait demandé la santé

Aux émanations de ton corps enchanté ;

Mais de toi je n’implore, Ange, que tes prières,

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières.

L’Aube spirituelle

Quand chez les débauchés l’aube blanche et vermeille

Entre en société de l’Idéal rongeur,

Par l’opération d’un mystérieux vengeur

Dans la bête (brute) assoupie un Ange se réveille ;

Des Cieux Spirituels l’inaccessible azur

Pour l’homme terrassé qui rêve encore et souffre

S’ouvre, et s’enfonce avec l’attirance du gouffre.

- Ainsi, Forme divine (Chère déesse), Etre lucide et pur,

Sur les débris fumeux des stupides orgies

Ton souvenir plus clair, plus rose et plus charmant (Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant)

Pour mes yeux (A mes yeux) agrandis voltige incessamment.

- Le Soleil a noirci la flamme des bougies ;

- Ainsi, toujours vainqueur, ton Fantôme est pareil,

- Ame resplendissante, - à l’éternel (à l’immortel) soleil.

Confession

Une fois, une seule, - aimable et bonne (douce) femme,

A mon bras votre bras poli

S’appuya ; sur le front ténébreux de mon âme

Ce souvenir n’est point pâli ;

- Il était tard ; - ainsi qu’une médaille neuve

La pleine lune s’étalait,

Et la solennité de la nuit, comme un fleuve

Sur Paris dormant ruisselait.

Et le long des maisons, sous les portes cochères

Des chats passaient furtivement,

L’oreille au guet, ou bien comme des ombres chères,

Nous accompagnaient lentement.

Tout à coup, au milieu de l’intimité libre

Eclose à la pâle clarté,

De vous, bel (riche) et sonore instrument où ne vibre

Que la radieuse gaîté,

De vous, claire et joyeuse ainsi qu’une fanfare

Dans le matin étincelant,

- Une note plaintive, une note bizarre

S’échappa, tout en chancelant

Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde,

Dont sa famillle rougirait,

Et qu’elle aurait longtemps, pour la cacher au monde

Dans un caveau mise au secret.

Pauvre Ange, elle chantait, votre note criarde,

"Que rien ici-bas n’est certain,

Et que toujours, avec quelque soin qu’il se farde,

Se trahit l’égoïsme humain ;

- Que c’est un dur métier que d’être belle femme,

- Qu’il ressemble au travail banal (Et que c’est le travail banal)

De la danseuse folle et froide qui se pâme

Dans un sourire machinal ;

- Que bâtir sur les coeurs est une chose sotte,

- Que tout craque, - amour et beauté,

Jusqu’à ce que l’Oubli les jette dans sa hotte

Pour les rendre à l’éternité !"

J’ai souvent invoqué cette lune enchantée

Ce silence et cette langueur,

Et cette confidence étrange (horrible) chuchotée

Au confessionnal du coeur.

Le flambeau vivant

Ils marchent devant moi, ces Yeux extraordinaires (pleins de lumières)

Qu’un Ange très savant a sans doute aimantés ;

Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères,

Suspendant mon regard à leurs yeux diamantés (Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés).

Me sauvant de tout piège et de tout péché grave,

Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ;

Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ;

Tout mon être obéit à ce vivant Flambeau.

Charmants Yeux, vous brillez de la clarté mystique

Qu’ont les cierges brûlant en plein jour ; - le Soleil

Rougit mais n’éteint pas leur flamme fantastique ;

Ils célèbrent la Mort, vous chantez le Réveil ;

- Vous marchez en chantant le Réveil de mon Ame,

Astres dont le (nul) Soleil ne peut flétrir la flamme !

XXXVII

Que diras-tu ce soir, pauvre Ame solitaire,

- Que diras-tu, mon Coeur, Coeur autrefois flétri,

A la très-Belle, à latrès-Bonne, à la très-Chère,

Dont le regard divin t’a soudain refleuri ?

- "Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges,

Rien ne vaut la douceur de son autorité.

Sa chair Spirituelle a le parfum des Anges,

Et son Oeil nous revêt d’un habit de Clarté".

"Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,

Que ce soit dans la rue et dans la multitude,

Son Fantôme en dansant marche comme un Flambeau".

(Son fantôme dans l’air danse comme un flambeau)

"Parfois il parle, et dit : Je suis Belle et j’ordonne

Que pour l’amour de MOI vous n’aimiez que le Beau.

Je suis l’Ange Gardien, la Muse, et la Madone".

Hymne

A la très-Chère, à la très-Belle

Qui remplit mon coeur de clarté,

A l’Ange, à l’Idole immortelle,

Salut en l’Immortalité !

Elle se répand dans ma vie

Comme un air imprégné de sel,

Et dans mon âme inassouvie

Verse le goût de l’Eternel.

Sachet toujours frais qui parfume

L’atmosphère d’un cher réduit,

Encensoir toujours plein (oublié) qui fume

En secret à travers la nuit,

Comment, amour incorruptible,

T’exprimer avec vérité ?

- Grain de musc qui gît invisible (qui gis, invisible)

Au fond de mon éternité !

A la très-Bonne, à la très-Belle,

Qui m’a versé joie et santé (Qui fait ma joie et ma santé),

Salut en la Vie Eternelle (A l’ange, à l’idole immortelle),

En l’Eternelle Volupté ! (Salut en l’immortalité !)


Ouvrages consultés : Les Fleurs du Mal (édition de P. Schneider, Le Club Français du Livre, 1951). Les Fleurs du Mal (édition d’Yves Florenne, Le Livre de Poche 1972). Correspondance de Baudelaire (édition de Claude Pichois, Tome 1, Bibliothèque de la Pléiade).

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